
5 Janvier 1916
"Je rencontre parfois des lecteurs de l’Action Française qui évoquent untel ou untel, combattant pour la bonne cause. Je ne fais pas trop l’entendue et encore moins la bavarde, sans cacher d’ailleurs que mon grand-père, rédacteur de la Quotidienne puis de l’Union, avait été le grand maître de nos esprits et de nos cœurs. Mais cette bonne sensation de se trouver entre soi, d’avoir des opinions et des souhaits similaires, est, au temps qui court infiniment agréable et relativement rare. Les sirènes entraînaient de Charybde en Sylla ; si le Ciel m’eut donné quelque chose de leur art, je ne l’aurais employé que pour entraîner dans les chemins les meilleurs : ad augusta per angusta."
Et vous savez bien vers quels bons combats…