Frank Harper est un acteur et producteur de film né en 1962 à Londres. Il est reconnaissable à son gabarit de videur et à ses cheveux gris taillés courts. Harper est surtout connu pour avoir joué des rôles de durs comme celui de Billy Bright dans « Football Factory », Dog dans « Lock, Stock and Two Smoking Barrels » ou le chef du parti extrémiste dans « This is England ». Il joua aussi dans de nombreuses séries de télévision.
Harper est un ardent fan du Milwall F.C. Il a admis récemment avoir été longtemps un hooligan et il fut interviewé par Cass Pennants dans son livre « Terrace Legends ».

Le cérémonial de la promesse des Scouts de France de ce temps-là était d’une admirable simplicité. Chaque mot portait. Chaque geste comptait. Je me souviens…Sur le front des patrouilles alignées en carré, devant l’étendard vert à croix blanche, l’aspirant s’avançait et je lui demandais :
- Que désirez-vous ?
Car on lui disait vous, à l’enfant, avec politesse et respect. Imagine-t-on cela, aujourd’hui ! Le tutoiement scout ne venait qu’après, mais pas un tutoiement de copinage, de licence ou de facilité. Puis-je rappeler à ce propos que les Scouts de France ne tutoyaient pas le « Seigneur Jésus » ainsi qu’en fait foi leur admirable prière que je n’ai pas non plus oubliée…Et l’enfant répondait :
-Devenir Scout de France
-Pourquoi ?
-Pour apprendre à mieux servir Dieu, l’Eglise, la Patrie.
-Quel avantage matériel en attendez-vous ?
-Aucun.
Les mots claquaient comme des drapeaux au vent. Et celui-là : aucun ! Un seul mot était dit. Rien de cul-cul, de contrefait, de verbeux. Un cérémonial d’hommes pour des enfants. Et pas n’importe quels hommes : ceux de la chevalerie, du sacrifice, de l’honneur de Dieu et du Pays. Est-ce qu’on jouait ? Peut-être bien. L’uniforme, les mots, les chants, le silence aussi, l’étendard de la troupe qui s’incline à l’horizontale, les scouts qui saluent et le gamin qui fait sa promesse, qui prononce des paroles d’homme…J’ai toujours pensé que le sens scout du sacré relevait du jeu subtil que nous tenions directement de Dieu.
Jean Raspail


Pierre Delhomme est né le 25 janvier 1927 à Sétif, dans le Constantinois, d’un père sous-officier de tirailleurs qui, sorti du rang, finira sa carrière comme commandant en 1956 et d’une mère Française d’Algérie. Il passe sa petite enfance entre Sétif et Médéa. En 1936, son père étant muté à Epinal, il fait connaissance de la métropole. La défaite de 1940 le ramène à Médéa, sans son père, prisonnier. Il s’engage dans l’armée de l’air en 1947, est nommé sergent le 1er janvier 1948, obtient le brevet des fusiliers de l’air le 1er décembre 1948. Il effectue deux séjours en Indochine où, en 1954, il rencontre une jeune Tonkinoise qui devient son épouse en 1956 alors qu’il est promu sergent-major et qu’il sert en France, à la 2ème région aérienne.
A la fin de décembre 1956, Pierre Delhomme est muté en Algérie, à La Reghaïa, au commando de l’air 30/541 du Groupement des Commandos Parachutistes de l’Air (GCPA) commandé par le lieutenant-colonel Coulet. Affecté par la suite au commando 40 du GCPA, il participe à de nombreuses opérations à la tête de sa section et y gagne plusieurs citations. Le 12 décembre 1960, opposant résolu aux méandres de la politique algérienne du général de Gaulle et déjà en relation avec les premiers maquisards de l’Algérie française, il reçoit l’ordre d’abattre celui-ci lors de la revue passée à la base de La Reghaïa. Par indécision, il n’exécute pas cet ordre, ce qu’il regrettera plus tard. Cependant, le 1er mars 1961, il est promu sous-lieutenant et est proposé pour la Légion d’honneur.
Au moment du coup d’Alger du 22 avril 1961, le GCPA, commandé par le lieutenant-colonel Emery, se rallie au général Challe. Le commando 40 s’empare du P.C. de la Zone Nord-Algérois (ZNA) à Fort de l’Eau. Il y fait prisonnier le général Gombaud, commandant la ZNA, et le colonel Boquet commandant le sous-secteur d’Aïn-Taya. Durant les trois jours suivants, Pierre Delhomme remplit diverses missions au profit du quatuor de généraux dirigeant la révolte d’Alger. Le 25 avril, il déserte, entre dans la clandestinité et devient l’un des responsables de l’OAS à El Biar, sur les hauteurs d’Alger. Proche de Sarradet (chef des commandos Z), de Villard, de Leroy et aussi des capitaines de l’OAS, il est marqué par les querelles intestines de l’organisation clandestine et par l’exécution de Leroy et de Villard accusés, de même que Jean Sarradet, d’être partisans d’une partition de l’Algérie. A la fin de mars 1962, il participe à la tentative de création d’un maquis dans l’Ouarsenis, tentative qui se solde par un échec en raison des attaques conjuguées d’éléments du FLN, de l’armée et de l’aviation française. Pierre Delhomme est capturé, transféré à la prison d’Hussein Dey, puis transféré à Paris à la maison d’arrêt de la Santé. A son procès, récusant ses juges, il est condamné trois fois : à trois ans, à vingt ans, puis à la réclusion criminelle à perpétuité en septembre 1963. En prison, il retrouve la foi qui le guidera tout le reste de sa vie. Après une tentative d’évasion, il est envoyé à la Centrale d’Ensisheim où il est isolé de ses camarades pendant trois ans. Sa santé déclinant, il est transféré à Saint Martin de Ré où il retrouve ses compagnons de lutte. Il en est libéré le 23 décembre 1966. Après un séjour d’un an à Grenoble, il se fixe à Saint Raphaël et ouvre pour un temps un restaurant : La Fleur de Lotus. Il occupe ensuite des emplois de jardinier et de garde de nuit dans une clinique. En 1997, à la mort de son épouse, il se retire dans un foyer dans le Morbihan où il s’éteint le 8 janvier 2002.




La messe anniversaire pour le repos de l'âme de Serge de Beketch sera dite par le Père Jean Paul Argouarc'h le samedi 3 octobre 2009 à 11h en l'église St Eugène Ste Cécile, 4 rue du Conservatoire, 75009 Paris, métro Grands Boulevard ou Bonne Nouvelle.
Un verre de l'amitié permettra aux amis de Serge de Beketch de se rassembler après la messe. Une libre participation aux frais sera demandée pour la réservation de la salle.

Le jour des morts (El Dia de los Muertos) est célébré principalement au Mexique et par les communautés hispaniques aux États-Unis. C’est avant tout une fête de famille où l’on prie notamment pour les amis et les parents décédés. Elle est célébrée le 2 novembre, ce qui correspond à la Toussaint dans le calendrier chrétien. Traditionnellement, un autel est monté dans chaque maison et on y place les mets favoris des disparus avant de fleurir leur tombe.
Cette fête catholique correspondrait à l’adaptation d’une tradition Aztèque dédiée à la déesse Mictecacihuatl. Pourtant on retrouve des fêtes similaires dans de nombreuses cultures de l’Espagne au Brésil en passant par les Philippines ou certains pays asiatiques. Dans le cas du Mexique, on a retrouvé des traces de fêtes des morts datant de plus de 2500 ans. Les cranes des défunts étaient gardés afin de leur assurer une renaissance possible.
Le 1er novembre est célébré le jour des enfants, de l’innocence. Le lendemain, on se remémore les morts. Pourtant cette fête n’est pas forcément triste car on met l’accent sur les bons moments passés avec le défunt. Il n’est donc pas rare que la célébration se transforme en véritable fête. Parmi les offrandes aux morts, la Tequila ou le Mezcal sont fréquents. Dans certaines régions, on dépose des couvertures et des oreillers sur les tombes pour le confort du défunt. Certains passent la nuit dans le cimetière afin de veiller leurs morts. Les autels sont décorés et la vierge Marie est souvent présente en tant que sainte bienveillante. On retrouve aussi de nombreuses images morbides, notamment des cranes, soit véritables mais le plus souvent en sucre ou en chocolat. On mange le « Pan de Muerto » fait à base d’œufs. L’image de Catrina, une femme dont le visage est un crâne, rappelle la déesse Aztèque.
Le jour des morts est aussi l’occasion de rendre visite à ses voisins. Les visiteurs amènent des chandelles et reçoivent en échange divers cadeaux. Des enfants costumés viennent frapper aussi aux portes pour demander des sucreries ou de l’argent ce qui rappelle la coutume américaine d’halloween.
Avec l’émigration Mexicaine, notamment aux États-Unis, le jour des morts s’est exporté. C’est surtout le cas en Californie, au Texas et en Arizona. Dans le reste de l’Amérique latine, des célébrations équivalentes se retrouvent au Guatemala. Pour l’occasion on construit des cerfs-volants géants et l’on mange le Fiambre, un plat incluant de nombreuses charcuteries et des légumes verts. En Équateur, cette fête est surtout célébrée par la population indigène (25% du pays) et donne lieu à des visites de cimetières et à des fêtes de famille. On mange le Guagua de pan, un pain en forme d’enfant accompagné de fruits sauvages. Les Brésiliens célèbrent le « Finados » pour commémorer les morts. Là encore, c’est une fête joyeuse. En Bolivie, la fête des morts porte le nom de « Dia de los ñatitas ». Elle est célébrée le 9 novembre. La famille conserve le crâne du défunt, le décore de fleurs. On lui offre aussi nourriture, alcool et tabac. En Europe, la Toussaint est aussi bien sûr célébrée mais d’une manière beaucoup plus sobre. C’est l’occasion de fleurir les tombes. Traditionnellement, dans certaines régions, notamment en Bretagne et dans le Tyrol, de la nourriture est laissée sur la table pour rappeler la place du défunt.
Bien sûr, la tradition d’honorer les morts n’est pas exclusive aux peuples chrétiens. Des fêtes similaires existent dans la tradition bouddhiste comme la fête du Bon au Japon qui est célébrée en Août, le Chuseok en Corée ou le Qingming en Chine.


Ô Michel, patron des paras
Trempe nos cœurs de hardiesse
Conduis nos pas joyeux
Pour le devoir tout près de Dieu
Guide-nous dans les durs sentiers
Et garde-nous de nos détresses
Ô Michel, patron des paras
Trempe nos cœurs de hardiesse
Ô Michel, ange chevalier
Lave nos cœurs dans l'onde pure
Fais-nous loyaux et droits
Et valeureux en les tournois
Pour servir fais-nous être prêts
Et défends-nous de tout parjure
Ô Michel, ange chevalier
Lave nos cœurs dans l'onde pure
Ô Michel, ange des guerriers
Arme nos cœurs de sainte audace
Ta main vengea les cieux
Arrache-nous aux camps peureux
Laisse-nous résolus et fiers
Sangle nos chairs dans les cuirasses
Ô Michel, ange des guerriers
Arme nos cœurs de sainte audace

Le « bain de sang de Melboune », en Hongrois Melbourne-i vérfürdő, est un évènement qui désigne un match de Water-polo qui opposa l’équipe hongroise à l’équipe soviétique lors des JO de Melbourne en 1956. Pour beaucoup, c’est le match le plus célèbre de ce sport. Il vit la victoire 4-0 de la Hongrie et fut disputé le 6 décembre, quelques semaines après la répression Russe à Budapest. À deux minutes de la fin, le joueur hongrois Ervin Zàdor sortit de la piscine la tête en sang après qu’il fut frappé par un joueur russe ce qui inspira les commentateurs de l’époque pour nommer l’événement.
Lors des évènements d’octobre et de novembre 1956 lors desquels les chars russes vinrent écraser la révolte hongroise, l’équipe de water-polo se préparait dans les montagnes non loin de Budapest. Ils étaient les médaillés d’or en titre et il fut alors décidé de déplacer l’équipe en Tchécoslovaquie pour poursuivre l’entrainement. C’est surtout en arrivant en Australie que les joueurs, gardés au secret, réalisèrent l’ampleur de la révolte et de la répression qui s’en suivit.
À l’ouverture des jeux, le calme était revenu en Hongrie et pour de nombreux joueurs, le sport représentait un moyen de sauver l’honneur de leur pays. C’est devant de nombreux exilés hongrois en Australie qu’allait se disputer le match contre l’URSS. Avant même le coup d’envoie, les joueurs hongrois, qui parlaient russe pour la plupart, avaient décidés de jouer dur en échangeant insultes et coups. Ce type de jeux et les buts hongrois survoltèrent la foule qui scandait « Hajrá Magyarok! » (Allez les Hongrois). Zàdor marqua deux des quatre buts.
Dans les dernières minutes de jeux, Zàdor marquait le russe Prokopov, ils avaient déjà échangés des coups lors de la partie. Zàdor insulta alors sa mère, conformément à la tactique décidée et le Russe répondit en le frappant au visage. Le coup fit éclater la pommette de Zàdor qui quitta alors la piscine. La foule furieuse commença à passer les barrières, à insulter et attaquer les joueurs russes. La police dut alors intervenir pour éviter le lynchage. Des photos de Zàdor blessé firent alors le tour du monde symbolisant la lutte du peuple hongrois. Finalement la Hongrie fut déclarée vainqueur et gagna par la suite la médaille d’or.
En 2006, un documentaire sortit à l’occasion de l’anniversaire de la révolution hongroise fut produit par Lucy Liu et Quentin Tarantino sous le titre Freedom’s Fury.

"Je ne suis pas un théoricien. Je suis écrivain, romancier, avec des convictions. Je suis persuadé que devant l’immense pression des média qui infligent un consensus mou, un petit minimum garanti de progrès, de religion, de confort, si l’on veut que le pays continue à exister, il faut trouver des formes d’insurrection. Pas forcément armées. Mais de véritables insurrections. Des refus. Pas des réunions tranquilles. Quelque chose me travaille beaucoup c’est le royaume parallèle, que (...). Je me demande si au cours du XXIe siècle, le roi qui voudrait être reconnu roi de France, ne devrait pas plonger dans l’exil, dans une sorte de maquis et fédérer presque clandestinement ce qui resterait de sain dans le pays. Il y a un pouvoir moral qui manque dans ce pays. Tout tourne autour de l’économie. Il faudrait qu’il y ait un fédérateur de tout ça. Il faut des actions symboliques et des insurrections."
Jean Raspail
"La pire engeance en prison ce sont les innocents. Car de deux choses l’une : ou bien ils sont vraiment innocents, et alors je me désintéresse de leur sort puisque ce ne sont pas des copains à nous, ou bien ils sont faussement innocents et c’est bien pire. Car ils sont entrés ainsi dans le jeu de l’ennemi, ils ont accepté l’échelle des valeurs de l’ennemi, et en en se proclamant innocents, ils admettent implicitement que les autres condamnations sont légitimes. La seule réaction honorable est de répudier ce mythe dégradant de l’innocence et de la culpabilité, et de n’accepter que des vainqueurs et des vaincus. Tout le reste n’est que fariboles et fumisteries."
Lucien Rebatet & Pierre-Antoine Cousteau, Dialogue de “vaincus”, Berg International, 1999, p. 70.
