
"Beaucoup nier à vingt ans, c'est signe de fécondité. Si la jeunesse approuvait intégralement ce que ses aînés ont constitué, ne reconnaitraït-elle pas d'une façon implicite que sa venue en ce monde fut inutile?"
Maurice Barrès, "Le Jardin de Bérénice".



"Les adolescents n'ont pas besoin d'atteindre l'âge d'homme pour découvrir que beaucoup d'examens ne mènent à rien, que l'exercice honnête d'un métier ne préserve ni du chômage, ni de la ruine, que les mariages "bien" se défont tout autant que les autres et que les vieux principes d'éducation s'accordent mal avec le monde tel qu'il va. Il ne serait question pour autant d'inviter la jeunesse à "ne croire à rien". Mais c'est lorsqu'on lui fait croire des balivernes qu'elle risque précisément de sombrer ensuite dans l'indifférentisme et le nihilisme. Il ne faut plus lui présenter la vie comme une conquête -illusoire- de la sécurité matérielle et morale, mais comme une constante aventure, une aventure qui doit être exaltante, si l'on consent à voir les choses telles qu'elles sont."
Paul Sérant, "Des choses à dire".

Le nom d’Albert Paraz est étroitement lié à celui de Louis-Ferdinand Céline, dont il prit la défense. Depuis son célèbre Gala des vaches (1948), une réputation sulfureuse a occulté le reste de son oeuvre. Auteur prolifique, inclassable, il occupe dans la littérature du XXe siècle une place singulière. Qui était-il donc? Jacques Aboucaya, exploitant une documentation inédite, dessine le portrait d’un homme beaucoup plus complexe qu’on ne le croyait: passionné ou naïf, nourri de certitudes et épris d’irrationnel, idéaliste et libertin, libertaire dans l’âme, redoutable polémiste...


"Si ressuscitaient aujourd'hui les bâtisseurs de cathédrales ils seraient effarés par notre manque d'audace. Ils nous arracheraient des mains nos outils et construraient des Notre-Dame à l'image d'un siècle pour qui la pesanteur n'existe plus. Or c'est l'esprit même de ces hommes, soulevés d'espoir et de foi, qui anime Le Corbusier, quand il trace les plans de la Ville Radieuse. Nos villes, dit-il, sont des villes des siècles passés, bâties pour loger des piétons que rien ne pressait. New-York est une tentative de ville d'aujourd'hui mais tragiquement ratée. Les gratte-ciel entassés les uns sur les autres et assiégés par la zone noire des taudis, ont tué la rue, rendant la circulation impossible, noyant d'ombre le sol et lui refusant l'air.
Les hommes, pour fuir cet enfer, ont acquis dans la banlieue, une petite maison de campagne. Une petite maison dans la campagne, c'est charmant, mais lorsque ce rêve individuel est réalisé des centaines de milliers de fois, la campagne est morte, et ce qui lui survit c'est une dispersion de la ville, entraînant des dépenses d'énergie inutiles et formidables. Car il a fallu créer, pour irriguer cette ville étendue jusqu'à cent kilomètres autour de New-York, un réseau échevelé de routes, d'égouts, de téléphone, d'électricité, de voie ferrée, d'eau courante, etc.. Et une énorme partie du travail de tous est consacrée à payer ces dépenses somptuaires.
Toute la vie américaine est détraquée par cette dispersion ; les hommes passent trois heures par jour dans le train, le métro, le bus ou l'auto. Pendant qu'ils voyagent, ils ont besoin de boucher le vide de leur esprit inoccupé. On leur fournit dans ce but des journaux colossaux qui pèsent jusqu'à un kilo 250. La publicité les envahit, violente. Les faits-divers brutaux sont montés avec des titres comme des coups de poings. Mais on ne trouve, là-dedans, la moindre nourriture.
Ayant quitté le matin une épouse endormie, ils la retrouvent le soir étrangère. Ils sont abrutis par leur journée de ville écrasante. La femme, elle, a consacré ses loisirs aux sports, aux conférences, aux livres, à la T.S.F. Elle se sent supérieure à l'homme enchaîné. Elle ne lui pardonne guère.
Ce manque total de contact entre les hommes sans loisirs et les femmes libres crée un déséquilibre moral et sexuel qui paraît étrange dans une race physiquement aussi parfaite. La famille est coupée en deux par la ville. L'architecture malfaisante détruit la santé de la nation."
René Barjavel, 1937







"Il faut que vous vous mettiez tous dans le citron qu'il n'y aurait pas tant de laideurs dans le monde sans le consentement universel. Dès que vous pensez: tel cloaque est bien assez bon pour ces gens-là, que ces gens-là soient d'un autre continent,
d'une autre époque, d'une autre race, d'une autre planête, d'une autre classe, d'une autre religion, d'une autre langue, vous êtes un salaud. Et un salaud pas propre. Un vilain salaud. Un salaud dégoûtant."
Albert Paraz
A la veille de Noël 1941, Erbo von Kageneck fut tué en Libye par un chasseur australien. Crédité de 67 victoires aériennes homologuées, il était devenu l'un des 35 chevaliers de la croix de fer avec feuilles de chêne. Grâce à des documents familiaux, son frère raconte la trajectoire fulgurante de cet "as" de l'aviation. Tout aussi intéressant pour l'histoire de la société allemande de l'entre-deux-guerres est le récit de l'enfance et de l'adolescence d'Erbo, âgé de 15 ans lors de l'avènement de Hitler: une famille catholique de la vieille aristocratie rhénane, un père jeune général en 1918, cinq fils élevés et éduqués dans la meilleure des traditions jésuites. C'est aussi l'histoire d'une adhésion que raconte, avec son habituel talent, August von Kageneck.

10 janvier 1915
Dans les écoles, les lettres aux soldats sont devenues un cabotinage déplaisant et malsain. Que, dans un paquet envoyé au front, on ait glissé un mot gentil, un souhait fraternel ou maternel, rien de mieux, à condition de ne pas signer avec grand étalage et renfort d’adresse, cette gloriole mesquine, ce désir d’occuper de soi vient tout gâter, puis les journaux s’en font une copie insipide et ridicule. C’est à qui renchérira et se mettra le plus en avant. Au collège de filles, toutes ont voulu pondre leur petit poulet en ayant bien soin de signer leurs chefs d’œuvre et même, pour certaines, de demander une réponse.
On retrouve partout les néfastes principes des droits de l’homme et de la révolution. Dans les journaux, on lit maintenant des tartines : - Pour les Femmes ! Le devoir des Femmes ! les Femmes et la Guerre ! le rôle des Femmes ! les Femmes et le patriotisme ! la Mission des Femmes ! J’y arrête mes yeux, j’attends la suite qui pourrait être que, devant tant de deuils et de jeunes vies moissonnées, la France compte sur les femmes pour avoir beaucoup d’enfants…
Pas du tout. A la place, de fades louanges et de vaines flatteries, des invitations à remplir des métiers d’hommes, à se garnir de vertus civiques, à préparer l’ère de progrès, de civilisation, de bien-être…et patati et patata, et cœtera…des promesses d’obtenir le droit de voter…tout, excepté le merveilleux rôle de mères ! Je ne veux point paraître exagérer. Cet élan du Tricot du Soldat a été charmant et généreux. Et bien des mots pleins de cœur et de bonté ont été glissés dans les envois, sans vaniteuse recherche de l’effet à produire. Ne nous abusons pas pourtant. Cela seul ne nous sauverait pas. De l’autre côté du Rhin, il semble bien qu’on a tout autant tricoté, tout autant comblé les soldats pour la Noël, et que tout autant d’infirmières volontaires sont accourues près des blessés. Nous n’en avons pas le monopole ; c’est donc ailleurs qu’il faut chercher les signes évidents du salut. Dans l’oubli réel de soi et dans l’humble recours à Dieu.
Des milliers de chrétiennes travaillent et se dévouent sans relâche. Elles n’ont pas le monopole des élans du cœur, mais elles le font sans réclame.
Ne désespérons pas. Ce mot que je cherchais en vain, je l’ai lu et c’est Le Petit Journal qui en a l’honneur. espérons qu’il ne sera pas isolé et que nous laisserons les chimères modernistes pour les doctrines de vie : « …Mais aussi je voudrais que tout le monde, depuis le gamin jusqu’au plus solide gaillard, que la femme célibataire ou sans enfants, fussent tenus d’honorer la mère…que chacun cède la meilleure place, partout, à celle qui a le fardeau d’un jeune enfant sur les bras ; que le respect et les soins l’environnent. La Femme qui vient de donner tant de vaillants soldats au pays, et qui prépare les générations nouvelles, mérite bien qu’on s’incline devant la grandeur de sa mission. »
Respect, honneur ! c’est la solution du terrible problème. A grande peine, grand honneur ! et la peine sera recherchée jalousement. Grand honneur plus que grand profit. Le profit ne suffit pas aux âmes avides d’idéal et d’honneur.

Ce livre aurait pu s'intituler « Comment de vilains petits canards sont devenus des hommes ». Au travers de rencontres avec treize anciens légionnaires aux destins hors du commun, Etienne de Montety raconte l'expérience de la rupture totale et du rebond. Cette enquête offre une plongée dans le monde de la Légion étrangère d'hier et aujourd'hui. Une institution où se présentent des milliers de jeunes venus du monde entier, séduits par sa légende et sa réputation militaire, et désireux de servir sous le célèbre képi blanc. Pour eux, la Légion a été parfois un refuge, toujours une école et finalement une chance. Elle leur a permis de canaliser une énergie pour la mettre au service de leur accomplissement professionnel et humain. A une époque qui parle d'« ascenseur social en panne », d'« intégration difficile », autrement dit de fatalité, le destin de ces hommes, souvent venus d'ailleurs, montre que les jeux ne sont jamais faits.



Zentropa
Le désintérêt, voire le complet mépris, dont font preuve les pouvoirs institutionnels (quelque soit leur coloration politique) vis à vis des conditions de détention et de réinsertion de la population carcérale est non seulement un manquement à la charité mais surtout une faute politique extrêmement grave dans une société post-moderne où l'emprisonnement est peu à peu devenu un phénomène de masse.
Devant l'ampleur des chiffres, il est désormais impossible de simplement poser un voile pudique sur les prisons ou de détourner la tête en se bouchant le nez lorsque l'on évoque leurs tares et leurs dysfonctionnements.
La population carcérale ne peut plus être rejetée dans une sorte d'infra-humanité totalement extérieure et étrangère au "monde des honnêtes gens".
Aujourd'hui, aucun politique digne de ce nom ne peut faire l'économie d'une réflexion de fond sur le système carcéral, réflexion sans laquelle des pans entiers de population (loin d'être exclusivement allogènes) continueront à être sacrifiés et abandonnés sans que la "société" n'en soit pour autant mieux protégée.
Car il n'y a pas de sécurité sans justice.
En 2009, le constat d'échec est indiscutable et flagrant. La prison ne règle rien, principalement dans le domaine de la petite et moyenne criminalité, et la multiplication exponentielle des emprisonnements ne freine aucunement l'explosion de la délinquance quotidienne.
L'incapacité politique face à ce tragique problème s'explique d'une part par l'égoïsme matérialiste d'une "droite" éternelle supplétive de tous les Javert du monde et qui "a d'autres priorités que d'investir pour les voyous" et, d'autre part, par l'angélisme niais d'une "gauche" qui n'entrevoit comme unique solution qu'un traitement lacrymal et laxiste, produit de ses utopies ontologiques sur la nature humaine.
Et pendant ce temps la situaton se dégrade, les petits délinquants sont abonnés à des va et viens incessants entre la rue et un pénitencier qui ne les impressionne même plus, les petits caïds s'aguerrissent et s'endurcissent au contact des gros, les longues peines sombrent doucement dans l'aboulie ou la démence, et tout ce petit monde végète dans la crasse, la promiscuité, la pression sexuelle, le non-sens et l'oisiveté.
- L'emprisonnement, pour quoi faire?
Tout d'abord, excluons de notre réflexion les prisonniers coupables de crimes odieux ou sadiques, pédophiles meurtriers et autres tueurs en série qui ne représentent qu'une très infime part de la population carcérale et doivent être soumis à un traitement particulier.
Mais vis à vis de la masse des braquos, voleurs à la tire, petits dealers, bagarreurs, escrocs etc... à quoi sert l'emprisonnement temporaire?
A part peut-être d'avertissement salvateur pour quelques uns parmi les plus jeunes et les plus fragiles, force est de constater que ces peines ne servent strictement à rien.
A l'heure actuelle, la prison est une parenthèse de vide entre deux forfaits.
En effet, si l'individu coupable est "extrait" de la société pour un temps donné, il n'est nullement, au cours de sa détention, "corrigé", "éduqué", "orienté" ou "préparé" à sa sortie prochaine.
Il se retrouve donc à sa libération dans une situation parfaitement identique à celle qu'il connaissait avant de tomber en prison, parfois même pire (conjoint parti, relations criminelles nouées, perte du logement, du travail...). Il convient d'ajouter à cela l'humiliation d'un séjour passé dans des prisons insalubres, sales et surpeuplées et la haine de la collectivité que ce traitement peut développer voire même engendrer. Dans une telle configuration, comment ne pas comprendre la recidive?
-Une prison dure mais digne
A l'opposé de l'espèce de fosse commune pour vivants qu'est la prison "démocratique", la prison doit avoir pour vocation de redonner du sens et de l'utilité aux peines carcérales. Si la prison doit sanctionner les déviants, elle doit aussi leur offrir une possibilité réelle et concrète de rejoindre l'autre voie, sans être stigmatisès ad vitam eternam (surtout dans une sociéte qui, parallèlement, tolère et excuse si généreusement, par exemple, les crimes d'adultère, de mensonge ou de trahison de serments).
C'est une des caractéristiques d'une véritable société de force et d'autorité que d'être capable d'offir une réelle seconde chance à ses enfants égarés, tout en étant impitoyable avec ceux qui refusent sciemment cette issue et continuent à la combattre et à l'agresser.
Cet objectif passe par la généralisation du travail en prison, aujourd'hui réservé à quelques uns, car l'ennui et l'oisiveté sont les parents terribles de nombreux maux (drogue, obsession sexuelle, dépression...).
Cette généralisation peut prendre la forme d'un retour du travail obligatoire mais pas dans le cadre des tâches dégradantes, imbéciles et vaines du passé mais au contraire dans celui de travaux d'utilité publique ou de formation technique et professionnelle.
Les détenus doivent également être encadrés par un personnel bien formé, porteur de valeurs et conscient des enjeux de sa mission. Un encadrement de type militaire spécialisé peut dans cette optique être envisagé.
Un enseignement minimal en histoire, français, éducation civique et religion doit également être imposé.
Le personnel carcéral, par sa rigueur doublée d'équité, doit progressivement réintroduire dans l'existence des détenus les notions de service, de devoir et d'appartenance à une communauté.
Ni colonies de vacances gauchistes ni cloaques putrides libéraux, la prison pourrait s'apparenter à des "camps-chantiers" fermés, rigoureusement régis et encadrés.
Loin d'être utopique - à moins de considérer que toute personne emprisonnée pour quelque raison que ce soit (de la fraude fiscale au vol de sac à main...) est "définitivement irrécupérable" - cette nouvelle forme de système carcéral apparait comme une alternative indispensable à une dérive à l'américaine où une proportion chaque année croissante de la population nationale se retrouve parquée dans des prisons qui oscillent entre gigantesques mouroirs et nids féconds de ressentiment et d'anomie sociale.
Une telle réforme nécessite bien entendu des investissements humains et financiers massifs mais ce coût reste infime comparé à celui, incalculable, du délitement social, de l'nsécurité permanente et de la généralisation progressive de la guerre de tous contre chacun.

"Les arts sont en train de mourir parce qu'ils se sont vidés de toute signification. Ils périssent d'inutilité. Les architectes ne savent plus bâtir que d'horribles églises parce qu'ils ont perdu le sens de l'universel et ne savent plus comment toucher Dieu au coeur avec une pierre. Une cathédrale était une construction utile. Elle ne pouvait pas être construite n'importe comment. Il fallait connaître les lignes efficaces. C'était une usine à prières. Chaque élément de la chaîne devait se trouver bien à sa place pour que la production fût bonne... Posez un violon à côté d'un poste de T.S.F. Pourquoi le premier est-il si beau et l'autre si affreux? Parce que les formes du violon sont nécessaires. Chacune de ses courbes est exactement à la place qu'il faut pour que naisse et s'enfle le son. Le luthier a sculpté l'air, moulé les vibrations, étreint la forme même du son dans un minimum de matière presque impondérable. Si la forme du violon changeait, ce ne serait plus un violon. Tandis que le poste de radio peut avoir mille formes sans que ses qualités de son soient modifiées. Le son qu'il émet n'a rien à voir avec sa forme. C'est pourquoi on le bâtit n'importe comment. Sans nécessité. C'est pourquoi il est laid.
Quand l'architecte doit résoudre un problème strict, quand il se trouve devant des nécessités, quand il doit tout calculer, mesurer pour servir ces nécessités, il bâtit de nouveau les monuments qui peuvent être grandioses. Ainsi les barrages. Ils sont les cathédrales de notre temps. Au lieu de faire du surnaturel avec de la ferveur endiguée, ils fabriquent de l'électricité avec de la flotte."
René Barjavel
Le baron Adrien de Gerlache de Gomery (né à Hasselt le 2 août 1866 et mort à Bruxelles en 4 décembre 1934) était un marin belge, explorateur de l'Antarctique. Abandonnant ses études à l'École polytechnique de Bruxelles, Adrien de Gerlache de Gomery s'embarque comme mousse en 1883. Il passe à l'école navale, devient lieutenant dans la marine de l'État. Il est déterminé à monter sa propre expédition d'exploration scientifique du pôle Sud. Il avait préparé l'expédition avec le célèbre docteur Arthur Tacquin, mais dont il se débarrassa ensuite sous un prétexte fallacieux.
Le 16 août 1897, la Belgica (trois-mâts originellement construit en Norvège pour la chasse au phoque, puis reconditionné pour l'expédition) quitte le port d'Anvers avec une vingtaine de personnes à son bord, dont cinq scientifiques. L'Américain Frederick Cook, médecin et photographe, rejoint l'expédition à l'escale de Rio de Janeiro. Plusieurs matelots feront défection au début de l'expédition de sorte que ce sont 19 hommes qui s'élanceront depuis la Terre de Feu vers l'Antarctique. Adrien de Gerlache et son équipage sont les premiers à passer un hiver en Antarctique et à en ramener des données scientifiques essentielles pour la connaissance de ces régions. Après cet hivernage forcé dans les glaces de la banquise, le navire trouve enfin, le 28 février 1899, un passage vers l'eau libre. Le retour de la Belgica suscite une explosion d'enthousiasme populaire à Anvers, le 5 novembre 1899. Dans son livre Quinze mois dans l'Antarctique, de Gerlache raconte l'extraordinaire aventure scientifique et humaine de cette expédition polaire.