
Fêtée chaque année le 2 février, 40e jour après Noël, la Chandeleur ou plutôt « chandelle » tire son origine du latin Festa Candelarum ou fête des chandelles d'après une coutume consistant à allumer des cierges à minuit en symbole de purification.
Chez les Romains, on fêtait aux environs du 15 février, Lupercus, dieu de la fécondité et des troupeaux. Chez les Celtes, on fêtait Imbolc le 1er février. Ce rite, en l'honneur de la déesse Brigid, célébrait la purification et la fertilité au sortir de l'hiver. Les paysans portaient des flambeaux et parcouraient les champs en procession, priant la déesse de purifier la terre avant les semailles. Au Ve siècle, le pape Gélase Ier associe ce rite païen de la « fête des chandelles » avec la présentation de Jésus au Temple et la purification de la Vierge. Selon Lévitique 12, un petit garçon doit être présenté au Seigneur par sa mère, 40 jours après la naissance, avec une offrande de deux tourterelles. Le rite observé par la Sainte Famille est décrit en Luc 2, 21-24. Dans les églises, on remplace les torches par des chandelles bénites dont la lueur éloigne le Mal et rappelle que le Christ est la lumière du monde, tout comme la fête juive de Hanoucca, qui dure huit jours est la "fête des Lumières". Les chrétiens rapportaient ensuite les cierges chez eux afin de protéger leur foyer. C'est à cette époque de l'année que les semailles d'hiver commençaient. On se servait donc de la farine excédentaire pour confectionner des crêpes, symbole de prospérité pour l'année à venir. Mais ce n'est qu'en 1372 que cette fête sera officiellement associée à la purification de la Vierge.
Aujourd'hui, on connaît surtout la Chandeleur car c'est le jour des crêpes. On raconte que c'est ce même pape Gélase Ier qui faisait distribuer des crêpes aux pèlerins qui arrivaient à Rome. On dit aussi que les crêpes, par leur forme ronde et dorée, rappellent le disque solaire, évoquant le retour du printemps après l'hiver sombre et froid.
Il existe encore de nos jours toute une symbolique liée à la confection des crêpes. Il est ainsi recommandé de faire sauter les crêpes de la main droite en tenant une pièce dans la main gauche afin de connaître la prospérité pendant toute l'année. On dit aussi que la première crêpe confectionnée doit être gardée dans une armoire et qu'ainsi les prochaines récoltes seront abondantes.

"Cette destinée est mystérieuse pour nous car nous ne comprenons pas pourquoi les bisons sont tous massacrés, les chevaux sauvages domestiqués, les lieux secrets de la forêt lourds de l’odeur de tant d’hommes, et la vue des belles collines souillée par des fils de fer qui parlent. Où sont les fourrés profonds ? Disparus. Où est l’aigle ? Disparu. C’est la fin de la vie et le commencement de la survivance."
Déclaration du chef indien Seattle au président des Etats-Unis (1894).

Après l'éclatement, en 1928, du parti fondé par Georges Valois, les membres du « Faisceau » restés fidèles à l'Italie fasciste, fondent le Parti fasciste révolutionnaire (PFR), groupuscule animé par le docteur Winter. Les principaux adhérents étaient: E. d'Eaubonne, Philippe Lamour, Maurice de Barral. Le journal du PFR s'intitulait "la Révolution fasciste".
Les parcours des principaux animateurs de ce petit mouvement qui n'atteindra jamais une grande influence sont particulièrement intéressants et révélateurs de la complexité d'une époque et d'engagements impossibles à réduire au manichéisme démonisé où l'on voudrait les cantonner aujourd'hui.
Ainsi, par exemple, Maurice de Barral deviendra-t-il haut fonctionnaire, militant des mouvements d'anciens combattants et mutuellistes, compagnon de route du PCF sous la IVe République et l'un des dirigeants de l'Union progressiste et de Démocratie combattante.
De son côté, Philippe Lamour, ancien du PCF et collaborateur de Le Corbusier et Léger à la revue « Le Plan », entrera dans la résistance durant la guerre et s'y illustrera. Après l'armistice, il deviendra un commis de l'Etat de premier plan et est considéré comme le père de l'aménagement du territoire.

"On parle trop de discipline. Du mot discipline on se remplit la bouche, tant que la discipline est facile ; mais si, par aventure, elle vous impose un sacrifice politique ou personnel, alors naissent les susceptibilités, les délations et, parfois, les plus noires trahisons. La sincère et droite discipline ne connaît pas les refus des exhibitionnistes avec leurs ridicules stériles et leur ennuyeuse dissidence qui durent autant que dure la clameur imbécile et bavarde de la presse ennemie.
Je suis fasciste, la vie que j'ai donnée à mon œuvre est forte et durable. Le courage, l'intrépidité, l'amour du risque, la répugnance du pacifisme, l'orgueil national, la discipline, l'amour du travail et le respect de l'autorité, voilà les qualités que j'ai demandées aux fascistes, avec la dignité de la vie individuelle comme de la vie collective."
Benito Mussolini




Les tatouages criminels des prisonniers russes sont un système très complexe de symboles qui donnent des informations très détaillées sur celui qui les porte. En plus des symboles, l’endroit où ils sont tatoués a une signification. Le tatouage initiatique d’un nouveau membre de gang est en général placé sur la poitrine et inclue souvent une rose.
Porter de faux tatouages ou se faire tatouer ces symboles sans les avoir « gagné » est très dangereux et peu même mener à la mort. Lorsqu’un membre quitte le groupe auquel il était affilié (soit par punition ou volontairement), le tatouage est brulé avec du magnésium introduit illégalement dans la prison. Les tatoueurs de prison fabriquent leur machine à l’aide d’une corde de guitare montée sur un moteur de tondeuse électrique. L’encre est obtenue en faisant brûler des talons de chaussures. Les cendres sont ensuite mélangées à de l’urine. Le résultat donne des tatouages bleutés aux traits souvent flous du fait de la piètre qualité des machines.
Outre les tatouages volontaires, il existe aussi des tatouages fait pour punir ceux qui ont brisé le code criminel, notamment collaborer avec les gardiens ou pour des dettes de jeu. Ils représentent en général des images à caractère sexuelle faites pour embarrasser le porteur et à prévenir les autres prisonniers de ne pas lui faire confiance. La victime doit même payer l’artiste pour son travail. Ils sont en général placés sur le front pour compléter l’humiliation et à la fois pour dissuader les autres prisonniers de briser le code. Les violeurs d’enfants subissent aussi en général ce traitement.
De nombreux tatouages sont politiques, symbolisant l’opposition des prisonniers au gouvernement. Ils sont portés sur l’estomac lorsqu’un prisonnier devient un membre important du gang. On le nomme « vor v zakone ». Il doit alors respecter un code de conduite très strict.






Rien qu'en France, on recense 500 000 Patrick. Un prénom familier qui fleure bon l'Irlande. Chaque 17 mars, jour de la Saint-Patrick, le monde celte voit la vie en vert. De Dublin à Boston, de New York à Sydney, et même à Paris depuis 1993, la Saint-Patrick, tartans chamarrés et cornemuses en tête, est célébrée en une parade universelle. Elle est placée sous le signe du trèfle, grâce auquel Patrick enseigna le mystère de la sainte Trinité et défia ainsi les druides. D'où vient Patrick ? Quelle fut sa vie ? Comment contra-t-il les croyances antiques de l'Ard Ri, roi suprême d'Irlande régnant depuis la colline sacrée de Tara ? Pourquoi, plus de 1 500 ans après sa mort, son aura continue-t-elle d'unir les peuples frères, de notre Bretagne armoricaine à la "diaspora" interceltique ?
Biographie de l'auteur
Patrick Mahé O’Chinal (né le 13 mai 1947 à Vannes dans le Morbihan) est un journaliste et écrivain français. Il suit ses études à Nantes à la Faculté de droit puis à l´Université Menendez y Pelayo en Espagne où il obtient un certificat d'aptitude et de maîtrise en langue espagnole.
Dans sa jeunesse, Patrick Mahé est proche du mouvement Occident avant de militer pour Jeune Europe et de participer à la création d’Ordre nouveau, mouvements d’extrême-droite. Dans "Génération Occident" de Frédéric Charpier, il est cité aux côtés d’Alain Madelin, Claude Goasgen, Gérard Longuet, Patrick Devedjian ou William Abitbol. Frédéric Charpier raconte la genèse des mouvements dans les années 60 et leur fonctionnement « en bandes » ainsi que les bagarres avec l'extrême gauche et les règlements de comptes internes. Ainsi l'affaire de Rouen : les parisiens d'Occident vont tabasser dans les règles un groupe de gauchistes à la faculté de Rouen. Bilan : un blessé grave, arrestations et procès. Groupe nationaliste ultra-violent, Occident est dissout en 1968. Frédéric Charpier décrit ensuite le reclassement progressif et méthodique dans la droite classique. De 1968 à 1986, des « filières » ont veillé à l'avenir politique des anciens d'Occident, d'Ordre nouveau et du Parti des forces nouvelle (PFN). « Génération Occident » jette ainsi un éclairage documenté quant à l’éducation politique d’une frange non négligeable du personnel politique de la droite, passée par les diverses structures issues de Jeune Nation (Occident, Ordre Nouveau, GUD, Parti des Forces Nouvelles, etc.). En effet, de nombreux « ex » vont ensuite peupler les bancs de l’Assemblée nationale (Claude Goasguen, Patrick Devedjian).
Patrick Mahé commence son travail de journaliste comme rédacteur à Télé Magazine et reporter à But de 1970 à 1972 , puis comme reporter au service d'informations générales à France Soir. De 1977 à 1981, il est grand reporter et chef adjoint de service des sports au Figaro. En 1981, il rejoint Paris Match où il occupe successivement les postes de chef des services de rédaction (jusqu'en 1984), rédacteur en chef adjoint (jusqu'en 1990), puis rédacteur en chef (jusqu'en 1996). Il est ensuite nommé directeur de la rédaction de Télé 7 Jours, poste qu´il occupe jusqu'en 2006 où il quitte le groupe Hachette Filipacchi Médias dont il était membre du comité éditorial et stratégique. Pendant sa carrière, il a été également fondateur et directeur du mensuel de tourisme Bon Voyage, directeur de la rédaction du mensuel Première, directeur littéraire des éditions Filipacchi, créateur et directeur des éditions Lincoln. Il est, de 1997 à 1999 Vice-président de la cérémonie des 7 d'or, puis Président depuis 2000.
Actuellement Président du Salon du Livre en Bretagne, Patrick Mahé fait de cet événement un temps fort de la culture bretonne. Cette année il accueille dans les jardins des remparts de Vannes les principales plumes bretonnes contemporaines (Gilles Servat, Hervé Jaouen, Philippe Le Guillou, Yvonig Giquel) ainsi que les auteurs signifiant du panorama littéraire actuel tels que Michel Quint, Richard Bohringer, Jean Teulé, Françoise Dorin, Denise Bombardier, Irène Frain, Régine Deforges, Marie Tabarly, Mireille Calmel, Yann Queffélec, David Foenkinos, Janine Boissard et Jacques Pradel. Breton, Vannetais, homme de médias, passionné d’actualité et d’écriture, Patrick Mahé est un Président impliqué. Il compte donner rapidement de l’envergure au Salon du livre en Bretagne et évoquera son actualité littéraire. Auteur avec Philip Plisson de Mer Bretagne/Mor Breizh , Mer celtique (éd. Michel Lafon), il présentera Mor Bihan à tire d'aile (éd. Pêcheur d'Images), à paraître le 13 juin. Soutien de poids pour Patrick Mahé, François Goulard, maire de Vannes, déclarait récemment : « La culture bretonne est une culture vivante. C’est un atout pour ses habitants, qui y trouvent une évidente satisfaction, c’est aussi un atout pour son image à l’extérieur… Nous avons la volonté à Vannes de promouvoir la culture bretonne, respectueuse des traditions et ancrée dans son époque. »
Depuis 2006, Patrick Mahé travaille avec de nombreuses maisons d’édition et a publié plusieurs ouvrages en qualité d’auteur ou de Directeur de Collection. Aux éditions Hoëbeke, Patrick Mahé dirige une collection dans laquelle il dépoussière les portraits de Saints célébrés en grande pompe mais dont l’Histoire (authentique ou dérivée) reste souvent méconnue tels que saint Patrick (publié en 2008), saint Nicolas, saint Valentin (par Irène Frain) ou saint Yves par Ronan Le Flecher.
Sa dernière contribution littéraire à date concerne Marie Tabarly, fille d’Éric Tabarly dont le livre album Eric Tabarly, mon père est paru chez Michel Lafon le 29 mai. Dans cet ouvrage écrit avec la complicité de Patrick Mahé, Marie Tabarly évoque longuement ses souvenirs avec son père Eric Tabarly disparu en mer d'Irlande dans la nuit du 12 au 13 juin 1998 à bord de Pen Duick. Entre Eric Tabarly et Patrick Mahé, il s’agit d’une longue histoire entre bretons amoureux de la mer. C'est Eric Tabarly qui a permis au photographe Philip Plisson, peintre de la marine, de travailler avec Patrick Mahé sur le projet Ecosse, carnet de bord d'un Pêcheur d'images, puis Irlande aux Editions du Chêne. Ces livres ont été achetés par Barnes & Noble et Octopus Publishing Group pour le marché américain et Britannique. Patrick Mahé et Philip Plisson ont déjà publié 6 livres ensemble : Ecosse, Irlande, Mer Bretagne/Mor Breizh, Mer celtique (acheté par Thames & Hudson) pour le marché US et GB. Ils publient Mor Bihan (le 13 juin) aux éditions Pêcheur d'Images et préparent Etraves pour la fin de l'année. D'autre part, les Editions du Chêne s'apprêtent pour octobre à rééditer Ecosse et Irlande dans un format plus compact.
Souvent invité par les médias pour sa connaissance encyclopédique sur Elvis Presley en particulier et le Rock n’ roll en général, Patrick Mahé contribue à de nombreuses émissions télé et radio afin d’offrir des anecdotes croustillantes au grand public sur les stars qui ont marqué les années 60 et 70. Cet été, l’émission "La Croisière des Grands du Rire : Pour le Meilleur et pour le Rire" présentée par Yves Lecoq invite Patrick Mahé à l’occasion du 31e anniversaire de la mort d’Elvis. Il en profitera pour commenter en détail le rôle de chacun lors de la prise de vue de la sacro-sainte photo de Jean-Marie Périer (Salut les Copains). Soit : 46 "idoles" réunies en 1966 : Johnny Halliday, Eddy Mitchell, Claude François, Sylvie Vartan, Françoise Hardy, France Gall, Sheila, Antoine, Adamo, Richard Anthony...
Plus personnelle, sa démarche en faveur de la reconnaissance de son aïeul François-Bertrand Mahé de la Bourdonnais en fait un Administrateur de l’association des amis de Mahé de la Bourdonnais. Un des projets les plus ambitieux de l’association est la réalisation d’un Docu-Fiction appelé « Rêve des Indes » qui présente la vie du corsaire du Roi et de la Compagnie des Indes au XVIIIe siècle à la Réunion et à Maurice. Ce film serait diffusé par une télévision française dans le cadre de programmes « Histoire ».
"Les droits de l’homme ne nous feront pas bénir le capitalisme. Et il faut beaucoup d’innocence, ou de rouerie, à une philosophie de la communication qui prétend restaurer la société des amis ou même des sages en formant une opinion universelle comme « consensus » capable de moraliser les nations, les Etats et le marché. Les droits de l’homme ne disent rien sur les modes d’existence immanents de l’homme pourvu de droits. Et la honte d’être un homme, nous ne l’éprouvons pas seulement dans les situations extrêmes décrites par Primo Levi, mais dans des conditions insignifiantes, devant la bassesse et la vulgarité d’existence qui hantent les démocraties, devant la propagation de ces modes d’existence et de pensée-pour-le-marché, devant les valeurs, les idéaux et les opinions de notre époque. L’ignominie des possibilités de vie qui nous sont offertes apparaît du dedans. Nous ne nous sentons pas hors de notre époque, au contraire nous ne cessons de passer avec elle des compromis honteux. Ce sentiment de honte est un des plus puissants motifs de la philosophie. Nous ne sommes pas responsables des victimes, mais devant les victimes. Et il n’y a pas d’autre moyen que de faire l’animal (grogner, fouir, ricaner, se convulser) pour échapper à l’ignoble : La pensée même est parfois plus proche d’un animal qui meurt que d’un homme vivant, même démocrate."
Gilles Châtelet







Paul-Pierre Roux, dit Saint-Pol-Roux, né à Marseille dans le quartier de Saint-Henry le 15 janvier 1861 et mort à Brest le 18 octobre 1940, est un poète symboliste français.
Poète symboliste, Saint-Pol-Roux est né le 15 janvier 1861 à Saint-Henry - de nos jours un quartier de Marseille - dans une famille d'industriels en produits céramiques. En 1872, à l'âge de 10 ans, il est envoyé au collège de Notre-Dame des Minimes à Lyon et en sortira avec 1880 en temps que Bachelier ès Lettres. La même année, il s'engage pour un an de service militaire. Sa première œuvre, Raphaëlo le pèlerin, drame en trois actes, montre son attirance pour le théâtre.
En 1882, il part s'installer à Paris et commence des études de droit, qu'il ne terminera jamais. Il fréquente en particulier le salon de Stéphane Mallarmé pour qui il a la plus grande admiration. Il gagne une certaine notoriété, essaie quelques pseudonymes et signe à partir de 1890 « Saint-Pol-Roux ». Il tente de faire jouer une de ses pièces, la Dame à la faux, par Sarah Bernhardt. Il est même interviewé par Jules Huret, en tant que membre du mouvement symboliste. Il aurait peut-être participé à la Rose-Croix esthétique de Péladan. Mais il n'y appartient pas très longtemps, car il ne figure pas parmi les signataires sur l'original du document. Saint-Pol-Roux s'est sans doute intéressé à cette audacieuse tentative littéraire, et a dû la quitter rapidement. En 1891, il rencontre sa future femme, Amélie Bélorgey. À cause de difficultés financières, Saint-Pol-Roux quitte Paris.
Son exil l'amènera d'abord à Bruxelles, avant qu'il ne trouve une retraite paisible dans les forêts d'Ardenne. C'est là, en toute tranquillité, qu'il terminera sa Dame à la faux. Après un court retour à Paris, Saint-Pol-Roux quitte la capitale définitivement en 1898. Il exécra rapidement la capitale pour son ostracisme et la médiocrité du milieu de la critique littéraire, qu'il ignora avec autant de superbe qu'elle le méconnut. Il s'installe ensuite avec sa femme à Roscanvel dans le Finistère, où naît sa fille Divine. La « chaumière de Divine » devenue trop petite, il s'installe à Camaret-sur-Mer et fait de la Bretagne le centre de gravité de son œuvre. Il profite des subsides que lui avait assurés un opéra, Louise, dont il avait rédigé pour Gustave Charpentier le livret. Il acheta en 1903 une maison de pêcheur surplombant l'océan, au-dessus de la plage de Pen-Had, sur la route de la pointe de Pen-Hir. Il la transforme en manoir à huit tourelles dont la maison formerait le centre et baptisa la demeure « Manoir du Boultous ». À la mort de son fils Coecilian, mort en 1914 près de Verdun, il le renommera « Manoir de Coecilian » dont on peut encore voir les ruines. Face à la mer, l'homme est plus près de Dieu, disait-il.
Il reçoit de nombreux artistes et écrivains comme André Antoine, Victor Ségalen, Alfred Vallette, Max Jacob, André Breton, Louis-Ferdinand Céline et même, en 1932, Jean Moulin, alors sous-préfet de Châteaulin. Les membres du mouvement surréaliste le considèrent comme un prédécesseur. André Breton publia son "Hommage à Saint-Pol-Roux" le 9 mai 1925 dans Les Nouvelles Littéraires, où il revendiqua Saint-Pol-Roux comme le seul authentique précurseur du mouvement dit moderne.
Dans la nuit du 23 au 24 juin 1940, un soldat allemand investit le manoir, tue la fidèle gouvernante, viole sa fille Divine et la blesse grièvement à la jambe d'une balle de révolver. Saint-Pol-Roux échappe miraculeusement à la mort. Le soldat allemand fut condamné à mort par un Conseil de guerre et fusillé. Saint-Pol-Roux, qui était à Brest pour s'occuper de sa fille, avait négligé de mettre ses inédits en lieu sûr. Lorsqu'il retourna à Camaret et trouva le manoir livré au pillage et ses manuscrits déchirés, dispersés ou brûlés, il ne se remit pas de ce choc. Transporté le 13 octobre à l'hôpital de Brest, Saint-Pol-Roux « le Magnifique », « mage de Camaret », atteint d'une crise d'urémie, y meurt de chagrin le 18 octobre.
Le manoir de Coecilian fut bombardé en août 1944 par les avions alliés et complètement incendié. Il ne reste, de nos jours, que quelques vestiges de cette demeure.
À partir de la Libération, Divine tentera en vain que l'oubli ne se fasse pas sur l'œuvre de son père. Saint-Pol-Roux représente l'archétype du « poète oublié ». C'est à ce titre qu'André Breton lui dédie son Clair de Terre (ainsi qu'à « ceux qui comme lui s'offrent le magnifique plaisir de se faire oublier (sic) » et que Vercors lui dédie Le Silence de la mer (« le poète assassiné »).
Pour ceux qui n’ont jamais entendu TMF, comment décririez-vous votre musique ?
C’est de la musique pour les vrais gens de la rue, ceux qui viennent des égouts de l’enfer. C’est une musique qui ferait se lever vos grands-parents de leur fauteuil et aller mettre une volée au voisin. On nous a qualifié de « street rock », « thug rock », « Oi ! », mais on n’a pas besoin d’étiquette, on joue juste que nous fait envie. Cela fait déjà quelques années que nous jouons de la musique et c’est clair que le punk rock a eu une grosse influence sur nous. Je suppose que cela s’entend. Il y a aussi clairement des influences de la scène Hardcore et de la Oi !, le tout mixé avec nos expériences de vie et des paroles foncièrement antisociales.
Votre premier album, « It is a Thugs life » a remporté un grand succès dans le monde entier. Est-ce que vous vous attendiez à ce qu’il soit aussi bien reçu ?
La réponse simple est non. On a crée le projet en vidant des verres de bières et on n’y a pas pensé plus que ça. Pourtant il semble que cela correspondait à une attente des différents rejetés de la société. Les cinq premières chansons ont été enregistrées comme une démo pour voir ce que nous étions capables de faire. Le résultat nous a surpris et nous avons décidé d’en faire un mini-cd. Ensuite nous avons compris que nous avions besoin de continuer et de sortir un album. Le succès a été formidable malgré les doutes de certains mais maintenant nous sommes connus par tous les dégénérés que compte ce monde. Nous sommes très reconnaissants à tous ceux qui ont acheté le CD ou qui nous ont aidés.
Votre album, « Sex, Thugs and Rock n’roll », est sorti en mars, dites-nous en plus…
Nous avons enregistré 14 nouvelles chansons et cela a été assez facile, c’est venu naturellement en quelques mois de travail. Il est sorti sur le label « Mother Fucking Sounds » et encore une fois la réception est géniale.
Et les projets du groupe? D’autres chansons, une tournée?
Pour l’instant, faire des concerts est notre but principal. On en a fait que trois mais on a beaucoup de demandes. On était censé jouer en Australie récemment mais cela n’a pas fonctionné. Nous avons aussi mis la dernière touche à deux titres récemment qui sortiront sur vinyle. Nous préparons aussi un album de reprises de certaines chansons qui étonneront certainement notre public mais qui auront bien sur la touche TMF.
Vous avez joué au Kastelein, comment cela s’est-il passé? D’autres dates de prévues?
Le concert au Kastelein (ou le Moloko comme il s’appelle maintenant) était fantastique. Beaucoup d’amis étaient là et l’atmosphère était excellente. Nous avons ensuite joué en Allemagne, au « Menfis », là encore c’était excellent. Notre dernier concert en date était le meilleur. Nous avons joué au « Kuggnas Festival » en Suède devant plus de 2000 personnes en compagnie d’Ultima Thule et d’autres excellents groupes. Nous avons aussi des dates prévues en Espagne, Finlande, Belgique et Angleterre.
Où peut-on vous contacter pour les concerts ou acheter des produits dérivés?
Nous avons notre propre page Internet où vous trouverez nos coordonnées et où l’on peut acheter en ligne (www.tattooedmotherfuckers.com).
Un dernier mot pour conclure?
Merci pour l’entrevue et merci à tous nos fans, ce groupe est le vôtre, ces chansons sont les vôtres, « Fuck society and give them all hell »!
Source: http://www.aussieskins.com/ September 2007.

