sabato, 31 maggio 2008, ore 20:41

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sabato, 31 maggio 2008, ore 20:30

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sabato, 31 maggio 2008, ore 17:24

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sabato, 31 maggio 2008, ore 17:07

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sabato, 31 maggio 2008, ore 17:01


 
Ière Guerre Mondiale. Prinet, jeune aspirant peu respecté, Riffard, téléphoniste et Alban de Bricoule viennent d’échapper de justesse à la mort en passant sur un pont mitraillé.
 
« Le soleil est terrible. L’intérieur de leur corps est desséché comme si on y avait insufflé de l’air chaud avec un chalumeau. Prinet en buvant à son bidon, verse l’eau, jaune de rouille, sur sa figure, sur ses tempes, d’où elle coule sur sa poitrine sans la moindre fraicheur, par le col ouvert. Puis :
 
- Il y en a encore. Tu veux ?
- Alban en crève d’envie ; son bidon est vide. Mais, dans un clin d’œil, il consulte le visage de son ami, devine que l’offre gentille lui coûte.
- Non, je n’ai pas très soif, garde ça pour toi.
- Tiens, dit Riffard à Alban. Ne te gêne pas. Elle est pleine.
 
Et il lui tend sa gourde. Il a tout compris ce rustre.
Obscur chassé-croisé de mouvements. Prinet se pive. Alban se prive. Riffard se prive. Douceur secrète de la guerre, n’avez-vous pas racheté tout le reste ?
 
Mais voici que Riffard les quitte, prend un chemin de traverse vers sa compagnie. On se serre la main. « Au revoir, vieux, bonne chance ». Cérémonies après tant de départ sans adieux. Les âmes fortes sont devenues ici insensibles, appauvries par leur vigueur.
 
Il s’en va, et Alban songe que sa femme, la fermière, ne saura jamais combien il était brave. Elle l’appellera feignant, se croira plus que lui ».
 
H. de MONTHERLANT, Le songe, (1922), Paris, Gallimard, Pléiade, 1959, p. 126-127. 
 

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sabato, 31 maggio 2008, ore 16:58

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sabato, 31 maggio 2008, ore 16:40

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sabato, 31 maggio 2008, ore 16:33

 

Présentation de l’éditeur

1945, l Allemagne nazie vaincue par les Alliés, est divisée en quatre zones d occupation. Au centre de la zone soviétique, Berlin, la capitale, est elle-même divisée en quatre secteurs. Pour faciliter les communications entre les différents commandants en chef, des accords bipartites prévoient la mise en place de missions de liaison bénéficiant d une liberté de circulation. Très rapidement, des tensions modifient les relations entre les anciens alliés. Derrière le rideau de fer, les missions militaires de liaison sont alors chargées de recueillir tout indice d alerte en assurant une veille permanente. Jusqu en 1990 et en coopération très étroite avec les missions équivalentes britannique et américaine, des équipages de la Mission Militaire Française de Liaison près le Haut Commandement Soviétique à Potsdam quelques dizaines de militaires des armées de Terre et de l Air vont sillonner le territoire de l Allemagne de l Est en ouvrant tout grands leurs yeux et leurs oreilles. Une seule règle : ne pas se faire prendre… De nombreux incidents vont émailler la vie quotidienne de ces « missionnaires » très particuliers, porteurs d un curieux document dénommé « PROPOUSK » - laissez-passer russe car les Soviétiques et les Allemands de l Est ont mis sur pied un redoutable système de surveillance disposant de gros moyens techniques et faisant appel à des milliers d hommes des forces du Pacte de Varsovie, et surtout à l omniprésente STASI. Face à ce dispositif, le jeu du chat et de la souris va devenir de plus en plus périlleux. Il sera même mortel… Les droits d auteur de cet ouvrage sont reversés à l Amicale des Anciens de la MMFL.

Biographie de l’auteur

Saint-Cyrien de la promotion « Vercors » (1960-1962). Patrick Manificat a d abord servi dans diverses unités parachutistes, commandant notamment le Groupement Opérationnel du 1er Régiment de Parachutistes d Infanterie de Marine de Bayonne et le 11e Choc de Cercottes. Par la suite, après avoir été professeur à l Ecole Supérieure de Guerre et auditeur à l Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale, il a dirigé le Bureau « Renseignement » de l Armée de Terre puis exercé les fonctions de sous-directeur « Recherche » à la Direction du Renseignement Militaire. C est en 1997 qu il a terminé sa carrière à la tête de l Ecole Nationale des Sous-Officiers de l Armée de Terre de Saint-Maixent. Outre les opérations spéciales du 1er RPIMa et les opérations clandestines du 11e Choc, le général Manificat a participé à de nombreuses opérations de recherche de renseignement derrière le rideau de fer au sein de la Mission Militaire Française de Liaison de Potsdam ; à laquelle il a appartenu pendant trois ans. Il nous relate ici, en hommage à ses camarades disparus, l’histoire méconnue de cette formation interarmées, unique en son genre, tapie au coeur de la Guerre Froide…

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venerdì, 30 maggio 2008, ore 17:45

Casa Pound Italia, en collaboration avec le groupe d’information « V2 entertainment » - le forum de la droite radicale VIVAMAFARKA et www.radiobandieranera.org sont heureux de vous annoncer la naissance de www.tortugatv.org, la première web tv non conforme.

Histoires, reportages, entrevues, conferences, films, concerts, débats et documentaires.

Finalement une télévision sans paillettes et publicité. Finalement une télévision sans télé-réalité.

Finalement une télévision politiquement correcte et non conforme.

Active 24h/24 car nous ne dormons jamais. La transmission débutera le 1 juin 2008. Notez aussi que les directs et les informations commenceront en septembre… Tortuga TV cherche des collaborateurs assidus, des cinéphiles malades, des monteurs, caméramans et autres experts… Répondez à notre appel avant qu’il ne soit trop tard. Pour plus d’infos écrivez à mailto:taranis@live.it ou contactez Taranis directement sur Vivamarfarka.

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venerdì, 30 maggio 2008, ore 16:08

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venerdì, 30 maggio 2008, ore 05:41

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venerdì, 30 maggio 2008, ore 05:37

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venerdì, 30 maggio 2008, ore 05:36

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venerdì, 30 maggio 2008, ore 05:35


 
"De Hugo à Sartre, en passant par Baudelaire et Proust, nombre d'écrivains ont réagi, de façons très diverses, au modèle qu'est Chateaubriand. Céline également. Mais quand l'a-t-il découvert au juste ? Il ne suffisait pas de séjourner à Saint-Malo. En exode à Baden-Baden, donc avant son exil au Danemark, il demande à Karl Epting de lui envoyer les Mémoires d'outre-tombe. Pour les lire ou les relire ? En tout cas, c'est prémonitoire. Céline a souvent provoqué le sort. Sa vocation littéraire, quoi qu'il en dise, avait besoin de cette hardiesse.

Or, il va bientôt (se) trouver (dans) une apocalypse : ou bien la retrouver, après « l'Horreur » de 1914. Les pires événements peuvent servir de prétexte aux meilleures histoires. Rien n'est plus à la mesure de son talent que ce nouveau drame autour de lui. Céline pense déjà sans doute au parti qu'il pourra en tirer (à condition, naturellement, de s'en tirer d'abord). C'est pourquoi Chateaubriand peut l'intéresser : en tant qu'auteur historico-personnel), qui a renouvelé non seulement la conscience, mais surtout l'expression, du passage de l'être dans le temps.

Céline et Proust auraient du reste en commun ce précurseur fondamental. Proust en avait retenu le truc, ou le déclic, de la mémoire involontaire. Le chant d'une grive, entendu par hasard, chez Chateaubriand, pas grand-chose en fait, devient aussi chez lui, transposé en madeleine, aubépine ou pavé, un détail opportun qui rappelle soudain tout un monde. Par contre, ce que Chateaubriand propose pour Céline, c'est une organisation du récit comme pseudo-chronique.

À cet égard, l'Itinéraire de Paris à Jérusalem serait encore plus probant que les Mémoires. Victor Hugo s'en est peut-être inspiré pour Notre-Dame de Paris, où des sortes d'essais, notamment sur l'architecture, sont intercalés dans la fiction. Mais, comme il les dispose en chapitres distincts, et non pas au milieu de l'intrigue, Hugo n'exploite guère tout l'avantage du procédé. Céline, au contraire, l'applique judicieusement.

Dans ses Mémoires, Chateaubriand raconte toute sa vie, alors qu'il relate, dans l'Itinéraire, un long mais unique voyage. Une grande partie de son œuvre romanesque, en particulier Le Génie du christianisme, utilise ainsi le truchement d'un voyageur. Mais dans l'Itinéraire, du moins au départ, le domaine est contemporain (l'Empire ottoman jouant le rôle du Reich nazi dans la trilogie célinienne). Chateaubriand ne fait d'ailleurs pas que décrire ce qu'il découvre. Avec une attention multiforme, et continuellement renouvelée, il traverse le paysage et l'habitat, il touche à l'histoire et à la politique, il témoigne du siècle et de son ambiance, il traite de l'archéologie et de la religion, il transcrit la faune et la flore, etc. Même circonscrite au bassin méditerranéen, c'est la relation d'un voyage presque universel, par un voyageur éprouvant cette quasi-universalité. Ce touriste est d'abord un pèlerin – allant jusqu'en Espagne, pour y rejoindre une femme… D'une étape à l'autre, les aspects innombrables sont juxtaposés, voire télescopés, dans un texte prolifique et pluriel, qui correspond, par leur évocation même, aux sentiments de l'écrivain.

Cet art du contraste inopiné de retrouve en plein dans le mélange célinien. À l'instar de Chateaubriand, Céline rapproche alors, dans un laps verbal très court, et comme à l'improviste (bien sûr il n'en est rien), des éléments parfois disparates ou fort éloignés. Certes, son texte, à première vue, paraît désordonné. Mais bientôt il s'organise d'une manière librement rigoureuse. C'est le résultat d'une économie, toujours structurale et stylistique, permettant un maximum de dérogation. Car ici le langage, par son caractère elliptique, accentue essentiellement ce phénomène.

Si Chateaubriand est le premier auteur moderne, en France du moins, Céline est déjà, dans sa génération, bien au-delà du postmoderne. On pourrait aussi les comparer sur d'autres points, et notamment sur leur usage, comme autobiographes, de la mystification ou du mensonge. Enfin, tous les deux s'appuient sur l'émotion, plutôt que sur la raison, pour exprimer le vécu et surtout le vivant.

Chateaubriand était partisan du dynamisme existentiel. Céline au fond n'a jamais changé d'opinion sur la vie : « La vraie maîtresse des véritables hommes ». Il a cependant varié sa technique pour en saisir le mystère et puis le rendre au plus près. Vu l'évolution du monde, il a vite estimé que, désormais, civilisation = robotisation. C'était sa croyance la plus intime, qui n'avait que faire de toute idéologie. Quelle prophétie, au demeurant, pour notre époque !"

Marc HANREZ, « Le Siècle de Céline », éd. Dualpha, 2006.

1) Le Journal de la Culture, n° 11, novembre-décembre 2004, pp. 57-65.
 

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venerdì, 30 maggio 2008, ore 05:28

zentropa_Asia

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venerdì, 30 maggio 2008, ore 05:24


 
« La guerre n’est plus la guerre. Vous le verrez un jour, fascistes de tous les pays quand vous serez planqués contre terre, plats, avec la chiasse dans le pantalon. Alors, il n’y aura plus de plumets, d’ors, d’éperons, de chevaux, de trompettes, de mots, mais simplement une odeur industrielle qui vous mange les poumons. »

Pierre Drieu la Rochelle, La Comédie de Charleroi, 1934.

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venerdì, 30 maggio 2008, ore 05:21

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venerdì, 30 maggio 2008, ore 05:17

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giovedì, 29 maggio 2008, ore 15:23

 

Même l’actuelle Europe est née à Rome.

Le premier traité qui a ensuite mené à l’Union européenne a été signé à Rome le 25 mars 1957.

Rome a toujours représentée le cœur et l’âme de notre continent.

3000 ans d’histoire en ont fait, non seulement le berceau du droit, mais le phare de l’Europe et du monde. Rome est la capitale de la sacralité, de l’histoire et de la tradition.

Dans cette Europe, faite de banques et de paramètres, menacée par le relativisme et les forces laïques et anti-traditionnelles, il est devenu nécessaire de restituer à Rome un rôle majeur pour le futur de l’Union européenne.

L’Europe a besoin de ses racines romaines pour être forte et sûre face à l’avenir. Après avoir crée l’Europe des marchés et de la libre circulation, il est devenu fondamental de construire l’Europe du peuple, du travail et de l’identité.

Rome doit redevenir un guide politique, social et culturel afin de donner un destin populaire et national à l’Union européenne.

Pour cette raison, nous avons lancé une pétition populaire qui s’adresse à tous les partis politiques, aussi bien aux citoyens Romains, Italiens que ceux de toute l’Europe.

Rome comme idée, d’hier et d’aujourd’hui, Rome comme amour et histoire à défendre. Rome comme ciment d’un peuple européen afin qu’il retrouve un destin commun.

Rome comme la Rome qui changea et qui veut encore changer l’Italie et l’Europe.

Rome comme force enrichissante.

Rome comme exemple, comme modèle politique.

Rome comme identité et communauté.

En d’autres mots, ROME CAPITALE DE L’EUROPE!

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giovedì, 29 maggio 2008, ore 00:37


Plus de trois cents ans de présence française ont rendu possible une intelligence des cultures entre nos deux pays. N’en déplaise aux tenants d’une colonisation soi-disant source de tous les maux, il existe une grande affinité entre l’esprit vietnamien et l’esprit français. Au lieu d’aller voir « Indochine » ou « L’Amant », nos compatriotes seraient mieux inspirés d’aller s’en rendre compte sur place. Ce petit guide peut les aider, du moins de Ho Chi Minh ville jusqu’à Hué.

Pour entrer dans l’histoire de l’Indochine française, vous franchirez d’abord le seuil de l’hôtel Continental à Saigon. Il charme sa clientèle depuis 1880. Puis dans la cathédrale de briques roses où le régime a laissé les statues, vous pourrez vous faire une idée de la ferveur et de la dévotion des catholiques de ce pays. Dans la circulation démentielle, vous traverserez d’un pas ferme le flot désordonné des motos en regardant droit devant vous, et vous arriverez sain et sauf sous le hall immense de la poste, un chef d’œuvre d’architecture. Au marché de Ben Than, vous profiterez de la senteur des épices, de l’éclat des couleurs et des cris des vendeuses. Votre pouvoir d’achat y sera considérable et les prix souvent dérisoires. Gardez cela en mémoire pour ne pas friser l’indécence au petit jeu des marchandages. En visitant votre première pagode, vous verrez qu’il y a autant de touristes que de fidèles, mais que ces derniers n’ont pas un regard pour les premiers. Le sentiment religieux est décidément très fort chez les Vietnamiens ! Vous irez ensuite à Tay Ninh pour avoir une idée de la liturgie délirante d’une secte qui vénère à la fois Confucius, Descartes, Jeanne d’Arc et Victor Hugo. Après l’esprit vient la matière, ce sera au tour des laqueurs de vous montrer en souriant leur savoir-faire millénaire. A les voir ainsi travailler, sans souci du temps qui s’écoule, vous vous sentirez loin, très loin de la planète France.

Prenez la direction du nord. La route est un vaste chantier, partout des constructions nouvelles montrent la vitalité du pays. Voici d’abord les hévéas. Par leur monotonie, ces forêts algébriques indisposent ou enchantent. Plus loin, la fumée noire d’une sucrerie sort d’une cheminée de briques tandis que les fruits du dragon, couleur de jade en attendant le rubis des fruits mûrs, vous intrigueront par leurs formes curieuses. Partout le paddy sèche empiétant sur la route. Dans le port de Phan Thiet, vous ne distinguerez pas les bateaux des maisons, tant les rangs sont serrés. Après les rizières et les dunes, vous grimperez dans la montagne et vous serez surpris en arrivant à Dalat, par la beauté du site et la douceur du climat. Mais la guerre a fait table rase de la faune et de la flore. Reste le damier coloré des jardins en terrasses cultivés par les maraîchers, comme au temps des Français. Vous redescendrez sur Nha Trang : c’est la baie de Rio, béton en moins avec un faux air de Nice car le site pittoresque en a tous les atouts : le soleil, la mer, la plage et la corniche…Ici, la France est à l’honneur et les Vietnamiens vénèrent Alexandre Yersin, l’inventeur du vaccin contre la peste, des rues et des collèges portent son nom. Qui le connaît en France ? La vieille ville de Faifo, devenue Hoi An, a conservé son charme malgré les boutiques touristiques, car les maisons du 18ème sont authentiques, le pont japonais intact et le marché charmant où les sampans accostent. Le bruit, les couleurs, les odeurs et les gens sont tout le charme de l’Asie. Hué vous apparaîtra comme une ville délicieuse mais secrète. Vous la visiterez pas à pas. Après la citadelle, la rivière des Parfums et les tombeaux royaux, vous serez forcément plus sensibles à l’originalité de cet art vietnamien qui réside dans un équilibre subtil entre l’architecture du cadre de vie et l’harmonie de la nature.

Mais lorsqu’en vous montrant leurs somptueuses sépultures, votre accompagnateur vous vantera les mérites de ces empereurs-poètes, capables de soumettre aux caprices de leur fantaisie aussi bien la nature que les hommes, ayez cependant une pensée pour le martyre dans ces lieux mêmes, de tous ces pères des Missions étrangères de la rue du Bac. Enfin au centre de la ville, le dos à la rivière, vous passerez devant un monument qui ressemble au portique d’une sépulture royale, il s’agit de l’ancien monument aux morts français et vietnamiens de 14-18 dont toutes les inscriptions ont été recouvertes d’une épaisse couche de ciment. Accordez-lui cinq minutes de votre temps. Le temps et la vie de ceux dont les noms sont cachés se sont arrêtés pour vous.

Mathias Guise dans ID Magazine numéro 5

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mercoledì, 28 maggio 2008, ore 23:10

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mercoledì, 28 maggio 2008, ore 22:40

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mercoledì, 28 maggio 2008, ore 14:33


ONG : Pourriez-vous vous présenter ?

KCU : KCU, j'ai 30 ans, de père khmer, et de mère française. Mon père est arrivé en France dans les années 60 et a rencontré ma mère sur les bancs de la fac. Quand le Roi a été renversé en 1970 et que la guerre civile a éclaté au Cambodge, le reste de la famille est arrivé en France et s'est regroupé à Lyon. C'est donc à Lyon que je suis né et c'est à Lyon que j'ai effectué toutes mes études avant de rallier le grand Est.

ONG : Quel fut votre parcours militant ?

KCU : Je n'ai pas à proprement parler de passé militant en France. Longtemps ma seule politique s'est limitée aux tribunes de foot, ce qui ne signifie pas que j'étais fermé aux enjeux politiques, au contraire même, je n'ai jamais caché mes convictions nationalistes, seulement je n'ai jamais été encarté. Dans le foot, à Lyon comme à Paris, qu'on le veuille ou non, il y a toujours une part de politique plus ou moins assumée. Personnellement la motivation était plus grande quand on savait que l'adversaire, bordelais ou autre, se revendiquait communiste ou gauchiste. Quand on est cambodgien, le communisme on sait ce que cela donne... Alors oui l'envie d'en découdre était plus grande.

Il y a aussi de vrais « politiques » dans les tribunes qui s'ils ne recrutaient pas, nous tenaient informés de leurs actions, ensuite c'était à chacun de décider de participer ou pas, nous avions une bonne réputation de cogneurs donc on était les bienvenus.. J'étais moi même étudiant à Lyon III, un choix tout sauf anodin, j'étais régulièrement sollicité. Concert, tractage, et autres... Lyon III à l'époque (1995-2000) c'était tendu, et régulièrement il y avait des incidents. On croisait des gens d'un peu tous les mouvements, AF, DF, UDEL etc. ; les sigles étaient anodins, puisque tout le monde s'entendait bien lorsqu'il fallait bouger.

Aujourd'hui, probablement parce que je vis à l'étranger, mon nationalisme est moins virulent. Si j'apprécie les côtés novateurs de la mouvance identitaire au sein de laquelle je conserve de solides amitiés, je crois plus en une solution monarchiste que j'appelle de mes voeux, en France et au Cambodge. Ceci explique mon engagement actuel au sein de la Conférence Monarchiste Internationale et les autres initiatives parallèles.

ONG : Vous avez longtemps et vigoureusement supporter l'équipe de Lyon, pourriez-vous retracer votre parcours de fan ?

KCU : Je suis passé par les Bad Gones comme tout lyonnais qui se respecte. A l'époque (début des années 90) notre équipe était pitoyable, le stade était à moitié vide mais le virage nord c'était quelque chose. Le mondial 98 a un peu tout changé, les tribunes se sont remplies, et le club a commencé à vouloir contrôler les groupes de supporters. Les Bad Gones sont, pour des raisons ou d'autres, rentrés dans le rang et ceux qui comme moi, une quarantaine au départ, étaient opposés à cette évolution sont partis, non sans tension, au virage sud. La Cosa Nostra Lyon, dont je crois me souvenir avoir trouvé le nom (à mes collègues d'alors de contredire) a été fondée à ce moment là, même si le nom a depuis été repris par les ultras. Pour ma part, j'ai arrêté le stade au début des années 2000 parce que l'adrénaline était moindre, et que passé la trentaine on cherche des causes plus sérieuses à défendre.

ONG : Avez-vous souffert du racisme que ce soit au foot, en conférence ou en manif' ?

KCU : Honnêtement non. De manière générale, dans notre milieu on nous demande un minimum de cohérence et surtout de faire nos preuves, le reste importe peu. Il y a toujours eu des enfants d'immigrés dans les rangs nationalistes et je ne pense pas, ni ne souhaite, que cela ne cesse. Si racisme il y a eu c'est plutôt dans le camp d'en face que je l'ai rencontré. Certains ne comprenaient pas pourquoi, n'étant pas moi même « 100% » français, je m'affichais nationaliste. Une sorte de racisme inversé, faut il être blond et blanc pour pouvoir revendiquer sa fierté d'être français ? Si pour être un bon français il faut voter PS ou UMP alors c'est sur je ne me sens pas très français...

ONG : Quelle est la situation politique actuelle au Cambodge ? le pays est-il de nouveau plus stable ?

KCU : Le Cambodge est plus stable oui. L'ancien parti communiste est parvenu à réduire l'opposition qui est plus divisée que jamais. De fait c'est en écrasant militairement les forces monarchistes en 1997 que l'actuel homme fort Hun Sen a assuré sa domination d'aujourd'hui. Car seuls les monarchistes représentent une alternative crédible à son pouvoir. Pour les prochaines législatives l'opposition présente pas moins de 4 listes rivales, et encore les libéraux sont désormais majoritaires en son sein.

Donc rien à attendre de positif du prochain scrutin. Et puis il faut reconnaître que ce gouvernement a du succès, l'économie n'a jamais été aussi dynamique, le problème étant que la richesse créée se concentre dans les mains d'une centaine de familles proches du clan Hun Sen. A côté de cela les pauvres sont de plus en plus pauvres. Le seul espoir, et la seule alternative, et je parle à long terme, c'est le Roi.

ONG : Quel fut votre besoin d'aller au Cambodge ?

KCU : Mon père avait quitté le Cambodge pour mener ses études bien avant les évènements et la guerre, s'il n'y est jamais retourné c'est tout simplement parce qu'il était proscrit en tant que « monarchiste ». Lorsque les accords de paix ont été signés en 1991, il a été parmi les premiers à suivre l'exemple du Roi et à revenir pour « reconstruire le royaume ».

Personnellement le Cambodge c'était quelque chose de vague pour moi. Mon père n'a jamais souhaité nous voir fréquenter la communauté cambodgienne de Lyon, pour que nous puissions justement réussir notre intégration française. Quand j'y suis allé pour la première fois en 1993 ce fut un choc, j'y suis ensuite retourné tous les étés jusqu'à mon installation définitive. J'hésitais à l'époque à m'engager comme Officier dans l'armée française, car mes études ne me passionnaient pas, et je me voyais mal finir derrière un bureau. Comme j'ai eu le bonheur de faire mon service, je me suis rendu compte que l'armée français aujourd'hui, à part quelques unités, c'est un grand bureau... Et j'ai donc fait le grand saut.

ONG : Etes-vous le seul "camarade" au Cambodge ?

KCU : Je connais un ancien d'AF, même si aujourd'hui il n'est plus du tout digne de Maurras. Ceux qui en connaissent l'histoire savent que le GUD a été dirigé à un moment par un cambodgien. Cette personne est au Cambodge où elle dirige d'ailleurs une boîte de sécurité. Je ne le connais pas personnellement. Il y a aussi un autre Gudard, et un de Troisième voie. Il m'arrive de temps en temps de lancer le « Chant des Camelots » au cours de mes sorties nocturnes, j'espère avoir un jour la surprise d'entendre quelqu'un le reprendre.

ONG : Quel intérêt y'a-t-il d'aller au Cambodge ?

KCU : Le Cambodge est un pays marquant, je ne connais personne qui ne vienne ici et en reparte indifférent. Un Royaume au passé glorieux et qui malgré 30 ans de guerre civile continue de lutter pour préserver son identité. Un français n'est pas un étranger au Cambodge, et au delà d'une nostalgie coloniale à oublier, je crois que les français se sentent proches des Khmers parce qu'ils leur ressemblent. Et puis les cambodgiens sont les seuls, avec les espagnols, à avoir restauré leur Roi, rien que pour cela ils méritent notre estime.
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mercoledì, 28 maggio 2008, ore 13:05


 
"Le Loire a quitté La Palice, maintenant tout est bien fini.
On s’en va vers le Maroni où les requins font la police.
On est sans nom, on est plus rien.
La loi nous chasse de la ville.
On n’est plus qu’un bateau de chiens.
Qu’on mène crever dans île.
Mais alors apparaît la Belle.
La faim, la lèpre, le cachot, le coup de poing des pays chauds.
Rien ne sera trop beau pour elle.
Pour la liberté. Les requins auront notre chair de coquins.
Et dans la forêt solennelle où la mort sonne à chaque pas.
Même lorsque tu ne viens pas.
C’est toi qu’on adore, la Belle !
"

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mercoledì, 28 maggio 2008, ore 12:58

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mercoledì, 28 maggio 2008, ore 12:56

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mercoledì, 28 maggio 2008, ore 12:52

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mercoledì, 28 maggio 2008, ore 12:51


 

Au début des années cinquante, Le Rheu est une petite commune rurale de 900 habitants dont la population tend au vieillissement, du fait d'un renouvellement trop limité. Elle a peu de caractère particulier, ne possède pas d'équipements et son espace rural morcelé dispose de peu de moyens de communication.
Après une première opération d'urbanisation aux Landes d'Apigné, le maire, Jean Chatel, estime que ce lotissement ne correspond pas à son projet de construction d'une petite ville à dimension humaine.
C'est à ce stade de réflexion qu'il découvre Gaston Bardet grâce à son ouvrage "le Nouvel urbanisme".
Gaston Bardet, directeur des études de l'Institut International et Supérieur d'Urbanisme appliqué à Bruxelles et ancien Secrétaire général de la Société française des urbanistes est avant tout un théoricien qui a rarement mis en application ses conceptions.
Invité par Jean Chatel à mettre en oeuvre sa vision de cité-jardin, il sera l'urbaniste conseil de Le Rheu à partir de 1957.
Selon Gaston Bardet, la réussite d'une ville "dépendra du soin apporté à la formation d'une véritable âme urbaine". Pour cela, l'urbaniste doit totalement s'impliquer du plan général aux détails (mobilier urbain, plaques de rues, clôtures...). "L'urbanisme est un art majeur et non simple art d'espaces géométriques... ce sont des espaces sociaux qui sont matérialisés sur la feuille et il s'agit de prendre l'homme et le sol dans leurs interrelations et interactions multiples".
L'application de ces conceptions donne une ville pavillonnaire en "échelons" gigognes établis autour d'équipements collectifs afin de favoriser le lien social et les solidarités de voisinage. Pour la circulation, il veut une organisation "radio-concentrique", en toile d'araignée, composée de "voies rayonnantes qui vivifient" et d'autres circulaires qui "enveloppent et unifient".
Il réalise des scènes urbaines, au sens pictural du terme, en se souciant du moindre détail (maisons jumelées, clôtures, plaques de rues en lave décorées, volets de fenêtres, trottoirs paysagers...) dans des placettes (ex : place des acacias), le long des rues (ex : rue des bruyères) et dans les carrefours.
Croyant à l'importance du"mariage de la ville avec la verdure", il apporte un soin extrême aux espaces extérieurs et au paysage. Il a su préserver la trame bocagère existante en créant des rues ou des chemins piétonniers à partir des anciens chemins creux.
Il mettra en chantiers trois lotissements : le lotissement est (rue de Rennes, rue des chênes, rue des bruyères..., le lotissement "des oiseaux" (avenue des cygnes, rue des mésanges...) et le lotissement "des sports" (avenue des sports, rue des tennis... ) et quittera Le Rheu en 1967.
Gaston Bardet, qui a par ailleurs réalisé peu d'opérations, a pendant une dizaine d'années, mené à Le Rheu une expérience originale qui a marqué durablement la commune. Ce faisant, il allait, à l'époque, à l'encontre des fonctionnalistes comme Le Corbusier, partisans de l'urbanisme vertical et de la table rase. De nos jours encore, des délégations de spécialistes, d'étudiants et d'élus viennent d'un peu partout étudier cette réalisation et ses prolongements comteporains.
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mercoledì, 28 maggio 2008, ore 04:23

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mercoledì, 28 maggio 2008, ore 04:16


 
Le combat culturel, pour quoi faire ?

Dimanche 5 octobre 2008 à partir de 10 heures
Domaine de Grand’Maisons – Villepreux (Région parisienne)
Avec :
Morgane : La musique, une voix et une voie
Jeanne Desnoyers : Le théâtre populaire
Pierre Gillieth : Le cinéma et notre imaginaire
Katerine Mabire MABIRE : La littérature, une école de vie
Kate Nauwelaers, de l’Atelier de l’Elfe : Art et artisanat populaires, une éthique et une esthétique
Jean-Claude Valla : L’Histoire, un enjeu et des leçons
Pierre Vial : Le combat culturel, notre vocation et notre mission
Nombreux stands : livres, revues, disques, insignes, artisanat identitaire
Restauration sur place à petits prix
Entrée : 8 euros

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