venerdì, 30 novembre 2007, ore 14:52

JesusFranco
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venerdì, 30 novembre 2007, ore 14:50

 

"Tout « antimatérialisme » n’est pas fasciste, mais le fascisme constitue une variété d’« antimatérialisme » et canalise tous les courants essentiels de l’« antimatérialisme » au XXè siècle. En ce sens le fascisme constitue un mouvement révolutionnaire authentique : sa volonté de rupture avec l’ordre établi est absolue et il fournit une solution de rechange totale aussi bien sur le plan politique que sur celui de l’éthique et de l’esthétique. Le spiritualisme et l’idéalisme que préconise le fascisme fournissent les moyens d’une révolution totale, la seule qui puisse ne pas porter les caractéristiques de la lutte des classes. Cette révolution de l’esprit, de la volonté, des instincts forme un tout : elle entend créer un type d’homme nouveau lié, par des liens charnels, à une nouvelle société. La société ne sera plus un champ de bataille où s’affrontent individus ou groupes sociaux, mais une collectivité où seraient parfaitement intégrées toutes les couches et toutes les classes de la société. L’émanation de cette unité est l’Etat, et sa puissance repose sur l’unanimité spirituelle de la masse. Mais l’Etat est en même temps le gardien de cette unité, qu’il développe en utilisant tout moyen susceptible de la confirmer : parti, propagande, éducation.
Tout comme il se considère porteur d’une révolution politique, le fascisme se veut donc le levier d’une révolution morale, d’une transformation profonde des esprits et des âmes. Ce n’est pas seulement le sort de la nation qui est important mais également celui de la civilisation, et le problème de la décadence est l’une des préoccupations profonde du fascisme.
C’est la raison pour laquelle il faut créer un homme nouveau, porteur de ces classiques vertus antibourgeoises que sont l’héroïsme, l’énergie en éveil permanent, le sens du devoir et du sacrifice, et l’acceptation de l’idée de la primauté de la collectivité sur les individus qui la composent. […].
L’unité d’une collectivité organique exige la création d’un nouveau cadre physique, de nouvelles formes d’organisation sociale et d’expression culturelle. L’homme fasciste, vigoureux et viril, vivant dans la nature et passant ses loisirs sur les stades et les pistes, constitue l’antithèse vivante du bourgeois. Il en est de même en ce qui concerne l’esthétique fasciste. Le fascisme, parce que antimatérialiste, possède un coté antimercantiliste, antimécaniste certain. Mais, en même temps, il a le culte de cette puissance que représente la technologie moderne, le moteur, la belle mécanique. Le futurisme trouve son expression en littérature aussi bien qu’en architecture. Car le fascisme possède un coté moderniste très développé qui contribue à creuser le fossé avec le vieux monde conservateur.
Un poème de Marinetti, une œuvre de Le Corbusier sont immédiatement adoptés par les fascistes, car, mieux qu’une dissertation littéraire, ils symbolisent tout ce qui sépare l’avenir révolutionnaire du passé bourgeois. […].
Ainsi se fait la synthèse naturelle entre ce socialisme nouveau et le jeune nationalisme, un nationalisme radical, qui se dresse lui aussi contre le vieux monde des conservateurs, contre les aristocrates et les bourgeois, contre les injustices sociales, et qui considère que la nation ne sera entière que lorsqu’elle aura intégré en son corps le prolétariat. Un socialisme pour toute la collectivité et un nationalisme qui par définition, coupé du conservatisme, se veut messager de l’unité et de l’unanimité en viennent ainsi à former, ensemble, une machine de guerre sans précédant contre le libéralisme. Le corporatisme et l’Etat fort, ayant bien en main tous les leviers de commande de l’économie, libéré une fois pour toute des entraves du suffrage universel, du parlementarisme, des comités et des partis, constituent les moyens de cet assaut contre la citadelle bourgeoise, contre la société morcelée en classes antagonistes, contre la décadence de la nation, contre le dépérissement de toute civilisation."

Z. Sternhell, Ni droite ni gauche. L’idéologie fasciste en France, Paris, Complexe, 2000, p. 473-474.

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venerdì, 30 novembre 2007, ore 14:36

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venerdì, 30 novembre 2007, ore 14:34

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giovedì, 29 novembre 2007, ore 21:35

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giovedì, 29 novembre 2007, ore 20:00

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giovedì, 29 novembre 2007, ore 19:58

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giovedì, 29 novembre 2007, ore 19:41


 
Le père d'Anne-Lorraine invite ceux qui le souhaitent à entourer sa famille à cette occasion. La cathédrale et ses abords peuvent accueillir beaucoup de monde, vraiment beaucoup...

Qu'Anne-Lorraine repose en paix. Nous prions pour elle, sa famille et son fiancé
 
Samedi 1er décembre à 14h00 en la cathédrale de Senlis.

Pour en savoir plus: http://www.lesalonbeige.blogs.com/

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giovedì, 29 novembre 2007, ore 16:16

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giovedì, 29 novembre 2007, ore 04:18

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giovedì, 29 novembre 2007, ore 04:00


 
"Les théories de la nation se rangent en deux catégories. Les unes nées directement de la Révolution, assimilent la nation à l’Etat comme s’il s’agissait d’une même réalité, comme si l’on pouvait parler des nations qu’à partir de l’Etat. Ces théories, liées à la tradition de la pensée libérale jacobine, sont à la base de nombreuses contributions qui régissent les Etats actuels. Elles présupposent que la nation n’est pas un fait des peuples, de communautés qui se constituent à travers l’histoire, mais seulement un fait administratif, dans la mesure où c’est l’Etat qui impose la nation. Ce nationalisme volontariste est responsable de l’assimilation forcée de provinces comme la Bretagne, l’Occitanie, le Pays Basque, la Corse, etc., qui, avant la Révolution, disposaient d’institutions, d’un héritage commun et d’une langue propre. A l’inverse, les théories historicistes se rattachent à une école de pensée qui distingue l’Etat, entité de caractère politico-juridique, de la nation, expression d’une conscience collective, d’un organisme biologique, produit d’un héritage socio-culturel commun.
Pour les unes, la nation résulte d’un choix individuel, d’un pacte social entre individus isolés. C’est la volonté effectivement manifestée de vivre ensemble. Pour les autres, la nation est un donné, antérieur aux individus qui la composent et la définissent, qu’ils veuillent ou non. Elle est le produit d’une longue histoire vécue en commun, une mémoire collective, une identité culturelle ou encore un inconscient collectif.
A travers sa théorisation idéologique, le second nationalisme, historiciste, perd sa résonance humanitarisme, rationaliste et universaliste. Nationalisme de rétraction, il se concentre sur la défense et l’affirmation de l’identité nationale. Dans sa nouvelle acception, le concept de nationalisme implique moins le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes que le devoir des peuples à rester eux-mêmes et de persévérer dans leur être.
La premier nationalisme, libéral jacobin, pensait la société à partir d’un homme abstrait, déraciné. Il appliquait à une réalité vivante et diversifiée un schéma mécanique et rudimentaire. Il ignorait l’homme concret. Il faisait de l’individu un simple jeton, isolé, identique aux autres et interchangeable. Fidèle à la philosophie des Lumières, ce nationalisme était favorable à l’émancipation des Juifs, « victime du fanatisme catholique », mais à la condition qu’ils fussent déjudaïsés. Catholiques, juifs, protestants devaient être affranchis, libérés, au besoin par la force, des préjugés superstitieux et intolérants de leurs religions, reléguées au rang de fables bibliques propres à enténébrer les cerveaux humains. La lutte des
armées révolutionnaires pour la libération des « nationalités opprimées » d’Europe et pour leur « égalisation », était elle aussi arithmétique. Elle arrachait l’homme à sa réalité culturelle, à sa personne vivante.
En revanche, le second nationalisme est résolument concret, enraciné. Il défend le droit à la continuité, à la diversité des peuples. Pour lui, l’homme doit être considéré comme un être inséré dans son milieu historique et culturel. L’homme est par nature un héritier, qui a besoin d’un ancrage moral, social et culturel. Ce second nationalisme prend le contre-pied des présupposés du libéralisme, qui impliquent l’ignorance des frontières et des cultures. Le cosmopolitisme et l’humanitarisme sont pour lui le paravent le plus odieux de l’hypocrisie et de l’indifférence. On prétend aimer tous les hommes également, pour mieux se dispenser d’en aimer un seul véritablement.
On prétend aimer tout d’un bout à l’autre de la planète, pour n’aimer rien autour de soi. Dans cette perspective, le bourgeois, inventeur du mondialisme, est l’être le plus dépourvu qui soit du sentiment profond de l’être national. Afin de conserver ses privilèges et ses biens matériels, le bourgeois est prêt à faire bon marché de l’indépendance nationale, à sacrifier la patrie à une coalition d’intérêts au service de l’étranger. Le pauvre est un arbre enraciné dans sa terre natale. Le riche est un oiseau qui va là où se trouve son argent. Il s’ensuit que le nationalisme ou le patriotisme est une nécessité pour les pauvres et un préjugé pour les riches."

Arnaud IMATZ, Par delà droite et gauche. Permanence et évolution des idéaux
et des valeurs non conformes, Paris, Godefroy de Bouillon, 1996, p. 125-126.

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giovedì, 29 novembre 2007, ore 03:36

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giovedì, 29 novembre 2007, ore 03:35

Daniel Landa - Morituri Te Salutant!


 

Landa o Orlíku a skinheads


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mercoledì, 28 novembre 2007, ore 19:13

« La France repliée sur sa bassesse et s’en faisant gloire par une sorte de bravade crapuleuse, […] incapable de jouer encore un rôle dans le monde [et considérant] comme des ennemis de la civilisation ceux qui ne prennent par pour modèle sa propre décadence, cette France là, haineuse et tremblante, claironnant à travers le monde les défis de la Démocratie et du Droit, mais suante de peur au moindre geste de ses voisins, troublant le repos des puissants par de vaines injures avec une sorte de lâcheté provocatrice, cette France là, c’est la France d’aujourd’hui ».

Ecrit en 1936 par Thierry MAULNIER, « Sortirons-nous de l’abjection française ? », Combat, novembre 1936.
 

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mercoledì, 28 novembre 2007, ore 16:01

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mercoledì, 28 novembre 2007, ore 15:44

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mercoledì, 28 novembre 2007, ore 05:17

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mercoledì, 28 novembre 2007, ore 05:13

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mercoledì, 28 novembre 2007, ore 05:11


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mercoledì, 28 novembre 2007, ore 05:05


 
"Avec Charles Quint et Philippe II, Franco restera le plus grand souverain de l'Espagne. Ce règne de 40 ans, qui a fait passer l'Espagne sans catastrophe à travers les défilés tragiques de notre temps, qui a fait d'un pays exsangue et pauvre un des grands Etats modernes de l'Europe, il est impossible de ne pas reconnaître aujourd'hui qu'il fut, après deux siècles de sommeil et de cauchemars, une résurrection inespérée et unique. Les adversaires de Franco eux-mêmes ne parviennent pas à nier cette évidence. (…)

Cela, c'est l'œuvre, c'est-à-dire le passé. Mais cette œuvre contient une leçon politique, et c'est cette leçon qu'il serait utile de recevoir. Le régime franquiste n'était pas, n'a jamais été, comme on a voulu le faire croire, un régime fasciste.

Choisi par accident pour diriger l'Espagne à la suite d'un soulèvement que d'autres que lui avaient préparé et orienté, Franco ne fut d'abord que le représentant d'une coalition qui comprenait des monarchistes, des conservateurs, des catholiques, des modérés et des phalangistes, qui furent les combattants les plus ardents et les plus énergiques mais qui n'étaient pas majoritaires dans cette association. Il s'est conduit pendant tout son règne comme le représentant loyal de ces groupes très différents qui l'avaient installé au pouvoir. Dans ce régime composite, la Phalange a eu sa part, mais d'autres aussi avaient droit à leur part. Et ce qu'on a appelé « l'habileté » du général Franco ne fut peut être , en réalité, que sa loyauté à l'égard de ces mandataires très divers qui lui avaient fait confiance.

Dès le début du régime, cette plateforme composite avait pu être un sujet d'inquiétude. Et il est certain que la politique du général Franco a souvent déçu ceux qui souhaitaient en Espagne l'avènement d'un régime « fasciste » fondé sur la justice et le socialisme national qu'avait souhaité José-Antonio Primo de Rivera."

Maurice Bardèche, dans « Rivarol », novembre 1975

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martedì, 27 novembre 2007, ore 19:52

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martedì, 27 novembre 2007, ore 19:50


 
Philippe Clay, de son vrai nom Philippe Mathevet, est un chanteur et acteur français, né à Paris le 27 mars 1927.

À l'âge de 16 ans, il s'engage dans le maquis. Après la fin de la deuxième guerre, il entre au Conservatoire national d'art dramatique. C'est là qu'il apprend à placer sa voix et acquiert l'art du mime. À cette époque on le cantonne dans des rôles de grand dégingandé. En 1949, presque malgré lui car des amis l'ayant inscrit à son insu, Philippe Clay gagne un concours amateur dans un bar « À la colonne de la Bastille ». Il part pour l'Afrique avec sous le bras des chansons signées par Charles Aznavour, alors peu connu.
Après avoir rodé son répertoire pendant un an, il rentre à Paris et se produit aux Trois Baudets et à la Fontaine des Quatre Saisons. Il fréquente alors les caves de Saint-Germain-des-Prés et devient l'ami de Jacques Prévert, Boris Vian et Serge Gainsbourg. En 1957, il passe à l'Olympia. De 1957 à 1962, il passe à quatre reprises en vedette à l'Olympia, fait de nombreuses tournées à l'étranger et connaît ses plus grands succès : Les Voyous, Festival d'Aubervilliers, Le Danseur de Charleston. Au cinéma il est Valentin le désossé dans le film French Cancan de Jean Renoir et Clopin le chef de la cour des miracles dans le Notre-Dame de Paris de Jean Delannoy.
Après un passage à vide, il renoue en 1971 avec le succès en chantant des chansons comme Mes universités ou La Quarantaine en réaction au mouvement de mai 68. Ce répertoire anticontestataire le marque politiquement à droite.

C'est aussi à lui que l'on doit l'interpretation de La Complainte des Apaches, générique de la série Les Brigades du Tigre, brillamment orchestré par Claude Bolling. Avec son mètre quatre-vingt-dix, Philippe Clay rejoint le cercle très fermé des comédiens-interprètes de grand talent aux côtés de Serge Reggiani et Yves Montand. Son visage anguleux, son allure filiforme, sa façon d'arpenter la scène à grandes enjambées, son art du mime, sa voix puissante et gouailleuse et son sens du comique en font un interprète hors pair.
 

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martedì, 27 novembre 2007, ore 19:31

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martedì, 27 novembre 2007, ore 19:20


 
"Les auteurs de chansons à la mode ont depuis toujours vécu du mépris de la signification qu’en bons précurseurs et successeurs de la psychanalyse, ils réduisent à la monotonie du symbolisme sexuel.

L’industrie culturelle ne cesse de frustrer ses consommateurs de cela même qu’elle leur a promis. Ce chèque sur le plaisir que sont l’action et la présentation d’un spectacle est prorogé indéfiniment : la promesse à laquelle se réduit finalement celui-ci n’est que dérision et illusion : on en viendra jamais au fait et l’invité devra se contenter de la lecture de la carte présentant le menu. La convoitise suscitée par tous ces noms illustres et toutes ces images ne se voit proposer finalement que l’éloge d’une morne routine à laquelle elle voulait justement échapper.

L’industrie culturelle ne sublime pas, elle réprime. En exposant sans cesse l’objet du désir, le sein dans le sweater et le torse nu du héros athlétique, elle ne fait qu’exciter le plaisir préliminaire non sublimé que l’habitude de la privation a depuis longtemps réduit au masochisme. Il n’y a pas de situation érotique qui, à l’allusion et à l’excitation, ne joigne l’avertissement très net qu’il ne faudra pas aller plus loin.

Les œuvres d’art sont ascétiques et sans pudeur ; l’industrie culturelle est pornographique et prude. Elle réduit l’amour à la romance et après une telle réduction, bien des choses sont permises, même le libertinage comme spécialité commerciale à petite doses, avec une étiquette signalant que le sujet est « osé ». la production du sexuel en série organise automatiquement sa répression. Par son ubiquité la star de cinéma dont on est supposé s’éprendre n’est au départ qu’une copie d’elle-même. Chaque voix de ténor résonne comme un disque de Caruso et les visages au naturel des jeunes filles du Texas ressemblent déjà aux modèles célèbres conforme au standard crée à Hollywood.

Le triomphe sur le beau s’exprime dans le malin plaisir que l’on éprouve chaque fois que l’on a réussi à nous faire renoncer au beau. On rit du fait qu’il n’y a plus de raison de rire. Le rire, rasséréné ou terrible, éclate toujours au moment ou une crainte s’est dissipée. Le rire rasséréné est comme l’écho d’une fuite devant le pouvoir, le rire mauvais vainc la peur en capitulant devant les instances qu’il faut craindre. Il est l’écho du pouvoir comme force inéluctable. L’amusement est un bain vivifiant que l’industrie du divertissement prescrit continuellement. Elle fait du rire l’instrument du trafic frauduleux du bonheur. Dans les rares moment de bonheur on ne rit pas ; seules les opérettes et, plus tard, les films représentent le sexe avec des rires bruyants.

Dans la société frelatée, le rire en tant que maladie s’est attaqué au bonheur et l’entraîne dans sa misère intégrale.

Le principe : présenter au consommateur tous ses besoins comme des besoins pouvant être satisfaits par l’industrie culturelle, mais d’organiser d’autre part ces besoins de telle sorte qu’au départ il se voit uniquement en éternel consommateur, objet de l’industrie culturelle. Elle ne lui fait pas seulement croire que les illusions qu’elle propose sont des satisfactions, mais elle lui fait comprendre aussi que, les choses étant ce qu’elle sont, il doit se contenter de ce qui lui est offert. Il en est de l’évasion hors du quotidien que promet l’industrie culturelle dans toutes ses branches comme de l’enlèvement d’une jeune fille dans le journal humoristique américain : c’est le père lui-même qui, dans l’obscurité, tient l’échelle.
Le paradis offert par l’industrie culturelle est toujours fait de la même quotidienneté. La fuite et l’enlèvement ont d’avance pour objet de ramener au point de départ. Le plaisir favorise la résignation qu’il est censé faire oublier. "

Ecrit en 1944 par ADORNO & HORKEIMER, Dialectique de la raison, Paris, Gallimard, 1974, p. 148-151.

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lunedì, 26 novembre 2007, ore 15:56

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lunedì, 26 novembre 2007, ore 15:42

"Entre le moment où, à la fin du Xè siècle, l’Europe commença à se hérisser de châteaux forts et jusqu’en l’an 1552 où Henri II, roi de France, est tué au cours d’un tournoi, l’Europe produisit un type d’homme qui devait assurer sa suprématie : le chef de famille et de clan, guerrier et propriétaire, jouissant d’une large autorité à l’égard des siens et d’une large indépendance à l’égard de l’Etat. Aussi longtemps qu’une société produit un tel type d’homme, aussi longtemps qu’elle l’admire, c’est une société en progrès. Quand ce type d’homme cesse d’être estimé et disparaît, alors débute un processus de décadence. Selon Jouvenel, le grand fait historique du XVIè siècle, c’est précisément le déclin de ce type humain, déclin qui se précipite au XVIIè siècle, le Cid fait sourire, à la fin du XIXè, Cyrano est un personnage comique, et, au XXè la lecture de Kipling est réservée au enfants."

JOUVENEL cité dans Z. Sternhell, Ni droite ni gauche. L’idéologie fasciste
en France, Paris, Complexe, 2000, p. 410.

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lunedì, 26 novembre 2007, ore 15:33

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lunedì, 26 novembre 2007, ore 15:30

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lunedì, 26 novembre 2007, ore 15:28


 
Zentropa

Le combat contre la construction de mosquées en France pose plus de questions que ne pourrait le laisser penser une analyse trop rapide. Bien sûr, il est légitime que notre sentiment identitaire et national soit choqué par la perspective de voir fleurir sous nos yeux des lieux de culte musulmans. Epidermiquement et, pourrait-on dire, romantiquement, voir s'élever des minarets sur notre vieille terre chrétienne est un indéniable traumatisme contre lequel on ne peut instinctivement que lutter.

Seulement voilà, la France, justement, est-elle bien toujours une vieille terre chrétienne ? Curieusement, ceux qui ne metttent jamais un pied dans une église et même ceux qui passent leurs jours à dénoncer les ravages du « poison chrétien », se souviennent subitement du rôle fondateur du christianisme pour notre nation et en deviennent les ardents défenseurs dès lors qu'il s'agit de justifier leur opposition à l'édification de mosquées.

Pourtant on peut se demander en quoi le christianisme serait « indissociable » de la France à l'heure ou celui-ci est totalement « dissocié » de l'existence réelle, quotidienne et concrète des Français. Vivre en bafouant chaque jour tous les préceptes chrétiens et l'ensemble des valeurs qui leur sont liés, fort bien. Mais voir des minarets s'élever à la place des clochers devant lesquels on passe depuis des années avec indifférence ou mépris, ha ça jamais ! Partons immédiatement en croisade !

Il y a de toute évidence une grande part de tartufferie dans cette attitude et l'on peut craindre que cet « anti-islamisme » là ne soit qu'une façon détournée et « éducolorée » d'être « anti-arabes ».

Car en effet, que veut-on au juste à travers cette opposition systématique et virulente aux contructions de mosquées ? Nier la présence arabo-muslmane dans notre pays ? Renvoyer les croyants prier dans les caves et les hangars ? Les forcer à se transformer en bons petits consommateurs athés comme nous ?

Les ambiguïtiés politiques et morales du discours violemment anti-islamique sont renforcées par le fait que la mobilisation militante visant à empêcher la construction de lieux de culte musulmans n'a jamais trouvé d'équivalent lorsqu'il s'agit de faire barrage à la destruction, aujourd'hui fréquente, d'une église catholique. Pourtant, symbole pour symbole, celui d'une église rasée au buldozer par ses propres enfants n'est pas moins fort ni moins inquiétant que l'apparition d'une grande mosquée dans un quartier de Marseille à la population majoritairement afro-maghrébine… Bien au contraire serait-on même tenter de dire…

Rappelons-le encore une fois, ce n'est pas l'immigration, dans laquelle certains voient un peu trop facilement la clef universelle expliquant tous les maux de l'époque, et encore moins l'islam qui ont vidé les églises, ni eux qui ont promu l'égotisme individualiste, le vagabondage sexuel et transformé les jeunes français en semi tapettes maquillées dansant épileptiquement entre deux prises de drogue…

Que la vue d'une femme voilée agace le regard d'un crétin à crête gélifiée à la sortie d'une after ou « agresse » la « liberté » si vaillamment conquise de sa copine au nombril à l'air et au string remonté sous les aisselles, cela n'a jamais été et ne sera bien évidemment jamais un argument politique…

Car si, et nous le rappellons avec force, la loi islamique est indiscutablement incompatible avec la nature et les valeurs de la cilivilisation traditionnelle européenne, nos modes de vie contemporains ne le sont pas moins. On pourrait même dire qu'ils lui sont encore plus étrangers si l'on considère le renforcement quotidien de la culture de mort (avortement, euthanasie, nihilisme, hédonisme pathologique, fuite dans la virtualité… ) qui va à l'exact opposé des principes éthiques et moraux qui ont fondé notre histoire et notre rapport au monde.

Alors se battre contre l'islamisation, bien sûr, mais à condition de proposer une alternative autre que le consumérisme, l'athéisme jouisseur, la pornographie et la tecktonic…

Tant que le combat contre l'islam ne s'inscrira pas dans une geste spirituelle véritable et désireuse de rompre radicalement avec la modernité par un retour à la simplicté et à la rigueur des valeurs traditionnelles, il restera une gesticulation dérisoire et un peu obscène…

Vouloir «continuer à penser et à vivre comme des porcs sans être emmerdés par les musulmans et leur folklore obscurantiste» ne peut pas fonder un programme politique, encore moins une révolution…
 

JesusFranco
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