sabato, 31 marzo 2007, ore 14:50

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sabato, 31 marzo 2007, ore 14:48

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sabato, 31 marzo 2007, ore 14:46

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sabato, 31 marzo 2007, ore 14:42


Thomas de Quincey et Charles Baudelaire ont tour à tour célébré les bienfaits et dénoncé les conséquences fâcheuses de la drogue, chanté les voluptés et décrit les tortures de la dépendance.  Chez ces consommateurs, les contradictions étaient sans doute liées à leur condition d’imprégnation ou de manque au moment où ils écrivaient. Ils parlent successivement de « l’opium juste, subtil et puissant », de la  « béatitude thébaïque » et du « délabrement physique et psychique lors du sevrage ».  Ces écrivains consommaient l’opium en grains ou en teinture de laudanum.  Plus tard, ils s’injecteront de la morphine à la seringue de Pravaz.  La littérature consacrée à l’opium étant énorme , nous nous limiterons à l’opium fumé, qui est particulièrement intéressant à observer en raison d’une technique raffinée, d’une ambiance exotique, d’une vogue étonnante dans les milieux artistiques et littéraires à la belle époque et pendant les années folles.

Dans le parcours irréversible de sa dégradation physique et morale, attestée par son portrait, Dorian Gray visite ce que les anglo-saxons appellent un « opium den », dans une maison misérable coincée entre deux fabriques abandonnées, dans la banlieue de Londres.
« Tandis que Dorian grimpait les marches tremblantes, une forte odeur d’opium vint à sa rencontre.  Il poussa un profond soupir et ses narines frémirent de plaisir.  Un jeune homme à la chevelure d’un jaune clair, penché au-dessus d’une lampe, allumait une pipe longue et fine… Des choses grotesques étaient étendues sur des matelas, en loques, dans des postures bizarres.  Les membres tordus, les bouches ouvertes, le regard terne le fascinaient… .Il savait sous quels cieux étranges, ces hommes souffraient et quel enfer morne leur apprenait le secret d’une espèce de joie nouvelle. »

Ce sont les vagues migratoires chinoises de la seconde moitié du 19ème siècle, qui ont importé l’usage de l’opium aux USA, au Canada, en Australie et  à Londres à l’époque victorienne. John Parkinson, une sorte de reporter, ami de Stanley, visite en 1869 un « opium den » dans l’Eastend.  Une salle commune est utilisée pour l’opiomanie « passive » :
« Nous entrons dans un appartement pratiquement rempli par un matelas sur lequel une demi douzaine de noirs étaient étalés en long.  Au centre, il y avait un simple plateau japonais et une lampe à opium.  Que vous vous tourniez de n’importe quel côté, vous voyiez et touchiez des fumeurs.  Cette petite chambre était en fait une pipe à opium et respirer l’atmosphère vous mettait sous l’influence de l’opium… »

Sur le continent et en France en particulier, la vogue des fumeries d’opium a été importée par les marins et les coloniaux venus d’Indochine et en mal d’exotisme.  Progressivement, la drogue plaisir s’est substituée à la drogue médication (pilules d’opium, laudanum et morphine) et est venue s’intégrer dans l’ambiance « fin de siècle » illustrée par les dérives littéraires de Joseph Peladan et de Félicien Champsaur dont les contes et romans ont été illustrés par les frontispices sulfureux de Félicien Rops.  Une ambiance de crépuscule des dieux, que l’on trouve déjà chez Gautier.

Pierre Loti, officier de marine fut l’un des premiers à chanter les délices de « la fumée bleue ».
« Mollement étendus, sur des épaisseurs soyeuses, ils regardent fuir le plafond, l’enfilade des arceaux de bois sculpté en dentelles, d’où retombent les lanternes ruisselantes de perles… Leurs sens aiguisés croyaient percevoir le bruit des pattes des flamants sur les briques, respirer la parfum des corolles de fleur et découvrir les yeux d’une araignée rencognée dans sa toile. »

Les fumeries liées à la prostitution se multiplièrent,  d’abord en France dans les ports de guerre.  De jeunes enseignes de vaisseaux se cloîtraient du matin au soir pour fumer jusqu’à 60 à 80 pipes. La mode gagna Paris, le Quartier Latin, Montmartre et l’Etoile et rapidement l’opium fumé devint un péril pour la société française.  Léon Daudet, qui allait échouer au concours de l’internat des hôpitaux, écrivit un roman sur la désintoxication.  L’opium fumé devint, pour certains, une idole et l’opiomanie un culte avec ses rites.

Fumer est considéré comme un art avec un cérémonial pratiqué dans un décor étrange : sofas, soieries et jade, statues de bouddha, plafonds d’ébène, en plus de l’élégance des lampes, des fourneaux et des pipes.  Claude Farrère (1876-1957), enseigne, puis lieutenant de vaisseau dans la marine française fit une très large consommation d’opium durant toute sa vie.  En 1902, il publie un recueil de contes,  plus ou moins autobiographiques, probablement écrits sous l’influence de  « la bonne drogue » .

« L’opium philosophique clarifie l’intelligence, tempère les rudesses barbares, mais lorsqu’il n’a pas la pipe du soir, une fatigue soudaine courbature ses membres.  Le sommeil refuse de venir, sa tête se trouble, la peau fiévreuse se crispe, sa salive est tarie, la soif l’étouffe…  Mais quand l’opium revient, en un clin d’œil épuisement et angoisse disparaissent et revient la philosophique sagesse. »

Dans un autre récit, un fumeur décrit ses cinq pipes.  D’écaille brune, d’argent, d’ivoire ou de bambou, elles ont chacune une histoire et des qualités différentes.  Il évoque ensuite les fumeries qu’il fréquente : les bouges de canton  et les yamens de Pékin où  « des femmes, parées en idoles, mêlent à l’opium la douceur des chants et la volupté des danses, les chambres tapissées en peau de tigre, les réduits sataniques… »

En fait, le titre des groupes de contes évoque les époques par lesquelles passe l’opiomane : légendes, extases, troubles, fantômes, cauchemars.

C’est probablement pour écrire un roman sur le plaisir et la tristesse que Colette (1873-1954) a visité un atelier-fumerie parisien, « inacueillant comme une gare », pour se documenter, par devoir professionnel comme elle dit.  C’était une large galerie  « tendue de broderies que la Chine exécute pour l’occident. »  Déjà !
« Je pris place sur mon petit matelas individuel en déplorant que la fumée de l’opium, gaspillée, s’envolât lourdement jusqu’à la verrière… Je trouvais aimable la couleur sourde et rouge des lumières voilées, la blanche flamme en amande des lampes à opium… Les clients portaient des kimonos brodés. »

Francis Carco (1886-1958), romancier des filles et des mauvais garçons, décrit également la dépendance à la fumée de l’opium.
« Elle enfonce l’aiguille à même la drogue avant d’en faire grésiller sur la flamme une goutte de marron odorant et mouvante qui gonflait… Avec une attentive lenteur, elle suit la cuisson de la boule qu’elle roulait contre le verre en vue de la réduire.  Elle saisit la pipe, en chauffe le fourneau sur la flamme et porte le bambou à ses lèvres, aspire une longue bouffée dont elle ne rejette la fumée qu’après avoir posé la pipe sur le plateau et appuyé la nuque sur l’oreiller de porcelaine.  A mesure qu’elle tirait sur le bambou, une pâleur surprenante altérait son visage et ses traits se creusaient voluptueusement. »

Jean Cocteau  (1889-1963) a aussi fumé l’opium et  « le remède est devenu despote. »
Pendant un séjour à la Clinique de Saint Cloud pour une cure de désintoxication, de décembre 1928 à avril 1929, il écrit un journal étrange, manifestement rédigé, tantôt sous l’effet de la drogue, tantôt dans le supplice du sevrage.  Tantôt il proclame que « la substance grise et la substance brune font les plus beaux accords et qu’il faut savoir apprivoiser l’opium, l’approcher, comme les fauves, sans peur. »  Tantôt, ce sont les symptômes du sevrage : douze jours sans sommeil, crampes, sueurs, morve et larmes, « l’apocalypse de la nuit étoilée. »

De nos jours, les drogues se sont multipliées, diversifiées et conduisent à la délinquance et aux pires déchéances, surtout chez les jeunes.  Les confessions de drogués sont nombreuses, d’une lecture souvent pénible, parfois insoutenable, comme celle du roman de William Burrough, petit-fils de l’inventeur des machines à écrire et des confessions de Klaus  Mann et de Cyrille Putman.

Source:  Association des Médecins Anciens Etudiants de l'Université de Louvain

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sabato, 31 marzo 2007, ore 14:32

 


Baptisée « les Heures claires », la villa Savoye a été construite de 1928 à 1931 sur un terrain de sept hectares, sur la commune de Poissy (Yvelines, France), par l'architecte Charles-Édouard Jeanneret-Gris, dit Le Corbusier qui achevait, avec cette réalisation, sa période des villas blanches.

Villa de week-end pour la famille Savoye (Pierre, administrateur d'une compagnie d'assurances et son épouse Eugénie) qui accepte le projet d'une boîte sur pilotis, elle affirme à l'extérieur une volonté architecturale satisfaisant « à l'intérieur, tous les besoins fonctionnels ».  Le Corbusier décrit les Savoye comme des clients « dépourvus totalement d'idées préconçues : ni modernes, ni anciens ». La villa est la parfaite illustration de la théorie des cinq points de l'architecture moderne formulée par le concepteur suisse en 1927, pour théoriser les principes fondamentaux du Mouvement moderne : les pilotis, les toits-jardins, le plan libre, la fenêtre en longueur et la façade libre.

Les Savoye habitent la villa de 1931 à 1940. Pendant la Seconde guerre mondiale, elle est occupée successivement par les Allemands puis les Alliés et est gravement endommagée. En 1958, la ville de Poissy acquiert la propriété qui est alors amputée de six hectares pour la construction d’un lycée et utilise la villa comme Maison des jeunes et de la culture.  Le bâtiment est classé monument historique par arrêté du 16 décembre 1965. Sous l'impulsion du ministre de la Culture de l'époque, André Malraux, elle a été restaurée après des années d'abandon et est désormais ouverte au public.



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sabato, 31 marzo 2007, ore 14:27

 


Site officiel du groupe : Hotel-Stella.org
Site du label producteur/distributeur : Alternative-s.com

Novopress : Pouvez-vous nous présenter brièvement le groupe Hôtel Stella et son histoire ?

 

Sebastián : Hôtel Stella est un groupe de rock alternatif parisien crée en avril 2005. Il est composé des membres suivant: Alban (Basse), Alexander (Batterie), Richard (Guitare rythmique), Adrien (Saxophone), Gaétan (Chant et bombarde) et moi-même pour les musiciens (Guitare solo et chant). Il ne faut aussi pas oublier Bénédicte et Thibaut pour certains textes. L’histoire du groupe est simple: tout débute par une discussion dans un bistrot entre Gaétan, Alban et moi. L’idée de monter un groupe séduit tellement Alban, qu’il s’achète dès le lendemain une basse et commence à apprendre à en jouer. Les premières répétitions s’enchaînent avec JB et Nico qui nous rejoignent à la guitare et à la batterie respectivement. Pour des raisons personnelles ils ont dû depuis quitter l’aventure mais nous les remercions encore une fois pour leur travail au sein du groupe. Richard et Alexander les ont depuis remplacés. Après quelques reprises pour s’entraîner, le groupe met en musique ses propres textes, racontant ses rêves et ses déceptions. Le nom du groupe vient de cet esprit, Hôtel Stella est en effet le nom de la pension garage dans le roman Un Singe en Hiver d’Antoine Blondin (adapté au cinéma par Henri Verneuil et Michel Audiard avec Jean-Paul Belmondo et Jean Gabin dans les rôles titres). Ces premières compos ont visiblement plu au label alternative-s, puisque ce dernier nous a proposé un contrat pour nous produire.

NP : Vous avez fait une chanson en hommage à Julien et plus généralement au monde des tribunes du football. Pourquoi ce choix?

 


Télécharger le mp3 : Hôtel Stella - Justice pour Julien

S: Cela m’a paru tout naturel, j’étais avec Richard au Parc des princes le soir du drame et nous avons entendu le coup de feu. Nous avons encore en tête les images des massages cardiaques pour réanimer Julien dans le local RATP. L’affaire nous a doublement scandalisé : premièrement le meurtre d’un supporter parisien lambda qui aurait pu être vous ou moi, et deuxièmement le traitement de l’affaire. Julien a immédiatement été présenté comme un coupable, malgré toutes les incohérences de la version officielle*, et lynché à la fois par les médias faiseurs d’opinion et les politiques. Lynché un mort, quoi de plus infecte? Surtout quand l’assassin de Julien devient pour ces mêmes personnes un héros. Des membres du groupe et de son entourage proche fréquentent depuis longtemps ou ont fréquenté le Parc que cela soit à Auteuil ou à Boulogne, moi-même cela fait 10 ans que je suis abonné. C’est donc un sujet qui nous touche particulièrement. Lors d’un concert du groupe à Lyon 3 jours après le drame, une minute de silence et une quête pour la famille de Julien ont été effectuées. Cette chanson** évoque aussi plus généralement une deuxième mort, celle du football populaire, tel qu’il pouvait exister avant la coupe du monde 98. Bizarrement la victoire de la France lors du mondial 98 a vu arriver tout un tas d’opportunistes qui ont détruit le football populaire (hausse du prix des places, peopolisation et marchandisation du football, flicage à outrance). Le supporter, qui passait avant auprès des bonnes consciences au mieux pour un beauf franchouillard, est devenu “tendance”. Il est maintenant surtout une cible marketing pour tout un tas de rapaces qui n’ont que le mot argent à la bouche.

NP : Hôtel Stella se présente comme un groupe « punk-rock hussard » ou « hussardcore »? Que signifient ces termes? Pouvez-vous expliciter l’univers correspondant? (Continue reading…)

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venerdì, 30 marzo 2007, ore 18:11

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venerdì, 30 marzo 2007, ore 18:09

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venerdì, 30 marzo 2007, ore 15:40


L'alsacien (Elsässisch, Elsässerditsch ou, en allemand standard, Elsässerdeutsch) est l'ensemble de dialectes germaniques pratiqués dans le territoire de l'Alsace, en France, une variante de la famille de dialectes alémaniques parlé à l'est des Vosges.

Aujourd'hui, on observe une forte diminution de l'usage de l'alsacien. C'est dans les centres urbains, avec leurs populations mobiles, que le recul est le plus notable. La Révolution française, période durant laquelle les États allemands étaient dans le camp ennemi, a marqué une véritable période d'intolérance, mais de durée limitée. C'est essentiellement au sortir de la Première et de la Seconde Guerre mondiale que les autorités françaises ont le plus œuvré pour que l'usage de l'alsacien disparaisse au profit du français. Il était alors notamment dit qu'« il est chic de parler français ». Si le déclin continue, on peut cependant constater que l'alsacien a tendance à mieux résister que d'autres langues régionales, plus isolées, comme le breton.

On peut dire que le recul brutal de l'alsacien a commencé au cours des années 1970. Les sexagénaires, et même parfois les quinquagénaires, se rappellent que dans leur enfance ils étaient surpris d'entendre des personnes âgées discuter entre elles en français ; et dans la rue c'est en dialecte que, dans les années soixante, les gamins vous proposaient des billets de tombolas. L'irruption de la télévision dans la vie familiale est pour beaucoup dans ce recul : il n'existe pas de chaînes en dialecte, à peine quelques émissions, et le petit Alsacien élevé dans le bilinguisme français-alsacien comprend d'emblée les chaînes françaises alors qu'il a beaucoup plus de mal avec les chaînes allemandes.

Jusqu'à la Révolution française, l'allemand est la langue traditionnelle de l'école et de l'université. En 1853, le français devient la langue officielle de l'école, mais l'allemand reste enseigné 35 minutes par jour. En 1871 l'allemand redevient la langue officielle à l'école sauf dans les contrées francophones du Reichsland où le français est utilisé fortement. En 1918 c'est le rejet de l'allemand considéré comme une langue étrangère et ordre est donné d'utiliser la méthode d'enseignement directe, qui consistait à utiliser le français sans transition. En 1928 le décret Poincaré-Pfister réintroduit l'allemand au cours du 2e semestre de la 2e année scolaire à raison de 3 heures 30 par semaine auxquelles s'ajoute l'instruction religieuse donnée en allemand. En 1945 l'allemand est totalement supprimé de l'enseignement par mesure provisoire, mesure qui finalement durera. Dès 1951 l'opinion alsacienne demande son rétablissement et l'allemand est réintroduit à la discrétion et à titre facultatif avec des enseignants itinérants. Ainsi durant les deux dernières années du primaire certains Alsaciens bénéficient de 3 heures d'allemand par semaine. En 1971, 85% des parents sont favorables à l'introduction de l'allemand à l'école primaire, selon un sondage de l'IFOP pour les Dernières Nouvelles d'Alsace. En 1972 démarre un enseignement de l'allemand qui exploite l'acquis dialectal des enfants de neuf ans à raison d'une demi-heure d'allemand par jour. En 1974, 8 000 élèves sur 60 000 bénéficient dudit enseignement, financé directement par les municipalités. A partir du debut des années 1990, l'association ABCM-Zweisprachigkeit développe les écoles bilingue paritaires. Depuis, la région a créé dans les écoles publiques des classes bilingues.

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venerdì, 30 marzo 2007, ore 15:10

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venerdì, 30 marzo 2007, ore 15:10



"(...) Depuis la Nouvelle Vague des années 1960, dont les innovations stylistiques ne sauraient faire oublier la manière dont elle tendait à réduire la cinématographie à une morale du regard (le "respect des personnages" comme négation de ce qu'il y a de plus tragique dans la condition humaine, c'est-à-dire la reconnaissance que, dans le bien comme dans le mal, "tout le monde a ses raisons", comme dit Octave dans "La règle du jeu" de Renoir), le monde du cinématographe est parti à la dérive. Au moralisme a succédé un cynisme complaisant, qui flatte ce qu'il y a de plus bas chez un spectateur transformé en un voyeur narcissique toujours plus facile à flatter, mais toujours plus difficile à satisfaire.
Sous la triple influence délétère de la technique (les effets spéciaux), du clip publicitaire et des stéréotypes de la bande dessinée, la plupart des films s'adressent à des spectateurs, jeunes pour la plupart, qui structurent leur existence comme ils zappent sur leur télécommande. Personnages sans épaisseur, situations convenues, discours sans aspérités, niaiseries à la mode, scénarios sans substance. Le cinéma produisait naguère des images ou des scènes si fortes qu'elles marquaient pour la vie, structurant l'imaginaire d'une manière indélébile. Aujourd'hui se succèdent à gros bouillons des films qu'on oublie dès qu'on les a vus.
On a trop vite fait de dire que le film n'a plus pour but que de divertir, car il n'a jamais cessé d'être aussi un divertissement. On devrait dire plutôt qu'il vise avant tout à satisfaire le désir immédiat. Or, le cinématographe ne peut procurer de bonheur au spectateur que par la complétude de l'oeuvre tout entière. C'est pourquoi, comme chez Rohmer, Bergman ou Lubitsch, il s'employait à retarder constamment l'accomplissement du désir, tandis que le kitsch hollywoodien va au-devant de ce désir pour le satisfaire à l'excès et instantanément, par le double moyen de la surenchère et de la démesure. La didactique du cinématographe était initiatique (de l'ordre de la catharsis), elle devient régressive dès lors qu'elle s'adresse à un spectateur qui, voulant tout et tout de suite, n'est tout simplement plus en mesure de penser. Triste conjonction de la bêtise et de la consommation.
Qu'il soit vulgaire ou intellectuel, grassement "populaire" ou prétentieusement "élitiste", le cinéma, enfin, joue aujourd'hui pour l'essentiel un rôle de légitimation, complaisante et obscène, de l'idéologie dominante. Bien qu'il accumule à plaisir les provocations, il ne dérange plus, n'interpelle plus parce qu'il est en consonance avec les valeurs du temps et que son seul souci est de les perpétuer. Certes, on peut se demander si le cinéma a jamais été en mesure de subvertir le désordre institué (la réponse n'est pas évidente). Le fait est qu'il est aujourd'hui fondamentalement convenable et bien-pensant."

Robert de Herte

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venerdì, 30 marzo 2007, ore 14:03

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venerdì, 30 marzo 2007, ore 13:28

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venerdì, 30 marzo 2007, ore 13:26

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venerdì, 30 marzo 2007, ore 13:24

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giovedì, 29 marzo 2007, ore 23:55

27 settembre 1956 – 30 marzo 2006  

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giovedì, 29 marzo 2007, ore 23:11

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giovedì, 29 marzo 2007, ore 23:09


Daniel Bouyjou-Cordier est né le 10 août 1920 à Bordeaux (Gironde) dans une famille de négociants.  Il fait ses études dans plusieurs collèges catholiques ; militant de l'Action française, il fonde à 17 ans à Bordeaux le Cercle Charles Maurras.  Il n'a pas encore 20 ans et attend son incorporation prévue le 10 juillet, lorsque, près de Pau où habite sa famille, il entend l'annonce de demande d'armistice faite à la radio par le maréchal Pétain le 17 juin 1940.  Révolté par ce discours, il décide à continuer la lutte, et rassemble 16 volontaires avec lesquels il embarque le 21 juin depuis Bayonne sur un navire belge, le Leopold II, pour l'Afrique du Nord. Dérouté vers l'Angleterre, il atteint Falsmouth le 25 juin. Daniel Cordier s'engage avec ses camarades dans la "Légion de Gaulle" le 28 juin 1940. En transit pendant quelques jours à l'Hôtel Olympia, il y est affecté au Bataillon de Chasseurs alors en formation. Il arrive début juillet à Delville Camp, où il suit un entraînement jusqu'à la fin du mois. Le Bataillon de Chasseurs est ensuite installé à Camberley puis au camp d'Old Dean où Daniel Cordier poursuit sa formation militaire.

Le Bataillon étant dissous, il est affecté à un peloton d'élève officier. Promu aspirant en août 1941, alors que le départ prévu pour le théâtre d'opérations africain ne se concrétise pas, il brûle de passer à l'action et obtient d'être affecté, à l'été 1941, au service "Action" du Bureau central de Renseignements et d'Action (BCRA), c'est-à-dire les services secrets de la France libre à Londres. Pendant un an, il suit un entraînement spécial dans les écoles de l'Intelligence Service sur le sabotage, la radio, les atterrissages et parachutages. Daniel Cordier, sous le nom de code de Bip W, est parachuté en France près de Montluçon le 26 juillet 1942, comme radio et secrétaire de Georges Bidault, chef du Bureau d'Information et de Presse (BIP), agence de presse clandestine.

A Lyon, le 1er août, il rencontre pour la première fois Rex, alias Jean Moulin, représentant du général de Gaulle et délégué du Comité national français, qui l'engage pour organiser son secrétariat à Lyon. Il met sur pied un état-major clandestin, sans moyen ni personnel - surtout au début - avant d'être assisté par Laure Diebold, puis par Hugues Limonti notamment.  En mars 1943, Daniel Cordier organise et dirige à Paris, selon les directives de Jean Moulin, son secrétariat de zone nord.  Après l'arrestation de ce dernier le 21 juin 1943 à Caluire, il poursuit sa mission en zone nord comme secrétaire de la Délégation générale en France auprès de Claude Bouchinet-Serreulles, successeur par intérim de Jean Moulin. A son poste jusqu'au 21 mars 1944, pourchassé par la Gestapo, il s'évade par les Pyrénées. Interné en Espagne, à Pampelune puis à Miranda, il est de retour en Angleterre fin mai 1944 et est nommé chef de la section des parachutages d'agents du BCRA.  Intégré à la Direction générale des Etudes et Recherches (DGER) en octobre 1944, il dépouille, avec Vitia Hessel, les archives du BCRA pour permettre la rédaction, dont se charge Stéphane Hessel, du Livre blanc du BCRA.  Chef de cabinet du colonel Passy, directeur de la DGER, il démissionne après le départ du général de Gaulle en janvier 1946.

Après la guerre, Daniel Cordier désire consacrer sa vie à la peinture et commence une collection d'art contemporain.  En 1956, il ouvre une galerie d'art à Paris et à New York jusqu'en 1964. En 1979, il est nommé membre de la commission d'achat du Centre Georges Pompidou auquel, en 1989, il fait don de sa collection dont une partie se trouve au Musée d'Art Moderne de Toulouse, "Les Abattoirs".

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giovedì, 29 marzo 2007, ore 23:08

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giovedì, 29 marzo 2007, ore 23:06

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giovedì, 29 marzo 2007, ore 23:03

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giovedì, 29 marzo 2007, ore 23:01



Zentropa

Que peut-on espérer d'un pays où les victimes couvertes de plaies et de bosses n'ont aucune autre hâte que de trouver des excuses à ceux qui viennent de les agresser et de les dépouiller ?

Rien. Ou en tout cas plus grand-chose…

Que peut-on attendre d'un système dans lequel un délinquant multirécidiviste sous le coup d'un arrêté d'expulsion peut vivre plus de 20 ans sans être inquiété et compter sur la mobilisation de multiples associations « citoyennes » au cas ou sa criminelle impunité serait remise en cause ?

Rien. Ou en tout cas plus grand-chose…

Que peut-on penser d'un peuple qui, pourtant si fier d'une certaine résistance mythifiée, accepte si complaisamment de baisser les yeux et de renoncer peu à peu à tout ce pourquoi ses pères se sont battus ?

Rien. Ou en tout cas pas grand-chose…

La France n'est pas en danger, elle est en phase avancée d'extinction.  Nul pessimisme excessif ou catastrophisme débridé dans cette affirmation, juste le froid constat d'une démission absolue. La France meurt car elle ne croit plus en elle, car elle est vidée de toute force et ne discerne pas l'utilité de sa propre survie, ne sachant plus très bien ce qu'elle est vraiment.

D'un côté des hordes néo-barbares avides et revanchardes, de l'autre soit des idéologues gauchistes désincarnés qui voit dans ce néo-tribalisme ultra-violent la possibilité (enfin !) d'une victoire contre ce monde occidental porteur de valeurs et de qualités dont ils seront toujours dépourvus, soit des cohortes de consommateurs atomisés n'ayant plus d'autre identité que leur pouvoir d'achat.

Or on ne se bat pas pour un pouvoir d'achat, on se borne à trembler pour lui.

On avale  les insultes et on encaisse les coups avant de tout oublier sur internet derrière sa porte blindée 15 points.

Après tout il suffit de ne pas être au mauvais endroit au mauvais moment… d'avoir les moyens d'éviter les plus mauvais quartiers… de ne pas rentrer trop tard…  et puis surtout de ne pas répondre aux insultes et aux crachats… de ne pas « faire de provocation », d'être discret, de faire semblant de ne pas entendre et de ne pas voir, de ne pas s'occuper des « problèmes des autres », de multiplier les signes de soumission et de partir toujours un peu plus loin : la banlieue chic, la province, la campagne, bientôt la grotte…

En se cachant, en rampant, en fuyant, en trichant, en oubliant, en mentant, il est encore possible d'y échapper… Tout n'est donc pas perdu. A part l'honneur bien sûr… Mais ce n'est pas grave, il s'agit là d'un vieux truc qui ne sert à rien.

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giovedì, 29 marzo 2007, ore 22:58

 

Aquisgrana Caffè Letterario presenta:

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giovedì, 29 marzo 2007, ore 22:58

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giovedì, 29 marzo 2007, ore 16:01

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giovedì, 29 marzo 2007, ore 15:25

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giovedì, 29 marzo 2007, ore 14:08

Grazie ai camerati Alto-atesini per le foto

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giovedì, 29 marzo 2007, ore 14:04

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giovedì, 29 marzo 2007, ore 14:03

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giovedì, 29 marzo 2007, ore 14:01


Quand une cité antique voulait changer ses lois, elle députait un ou plusieurs de ses sages vers les nations circonvoisines ; ceux-ci passaient un ou deux bras de mer, allaient en Crète ou poussaient jusqu'en Égypte ; puis, au retour, ils adaptaient la meilleure constitution aux mœurs et aux tempéraments de leur pays.

Hélas ce n'est pas la nation française qui a donné à M. Pierre de Coubertin la mission d'étudier sur les lieux l'éducation de l'Angleterre. Mais pourquoi m'en plaindrais-je ? Toujours recourir à l'État et tout y rapporter, c'est une de ces verrues que l'Antiquité eût bien fait de ne pas nous léguer. M. de Coubertin est allé là-bas de son propre gré. Le livre qu'il apporte n'est pas le fruit d'une commande officielle. Aussi est-il très personnel, empreint d'une indépendance de pensée qui devient extrêmement rare.

Ici, le régime actuel de l'éducation a fait ses preuves. On le défend dans les prospectus universitaires mais qui donc se fait illusion sur le peu qu'il vaut ? Les discussions de l'Académie de médecine ont inquiété les mères, tout ambitieuses qu'elles sont. Les pères commencent à se rappeler que l'instruction et l'éducation sont deux : la formation de la volonté est autrement importante que celle de l'intelligence. Enfin, quelques maîtres de l'Université sont venus à l'aide.

Mais le grand acte d'accusation, c'est nous qui le portons, nous la récente génération, les derniers produits de l'éducation française, nous qui, au sortir du collège ou du lycée — du lycée le moins corrompu comme du collège catholique le mieux conservé — constatons les immenses lacunes de notre structure morale : nous qui retrouvons en frémissant, dans les pages de Paul Bourget, la trace des souillures dont nous avons été les témoins, dont plusieurs, sous nos yeux, ont été les victimes ; nous qui lisons dans un célèbre chapitre de Jules Vallès l'histoire des déclassés, des ratés, des fruits secs, vieux camarades que nous coudoyons aujourd'hui, hargneux et décharnés, prêts à tout et à pis. Il ne serait pas difficile de déduire des cruautés et des immoralités de cette éducation les trois quarts des maux qui affligent la jeunesse contemporaine. C'est à elle autant qu'aux familles, aux maîtres et aux savants que M. de Coubertin a destiné cet album de croquis qu'il a pris sur le vif de l'autre côté de la Manche.

Je ne veux pas résumer cet album. Je le recommanderais de toutes mes forces, si cela était nécessaire. Peut-être une paire de niais s'accordera-t-elle à traiter l'auteur d'anglomane. Dans tous les cas, son style est très français, son observation également — profonde sous un air léger. Rien du pédant. Il y a des divisions, des séparations de chapitres pour le plaisir des yeux.

M. de Coubertin a nettement marqué les deux points par lesquels l'âme anglaise s'affirme dans la méthode d'éducation — esprit d'individualisme et tendance à s'associer : ces deux traits sont loin de s'exclure.

Qu'est-ce qui fait la personne humaine ? Est-ce un peu plus ou moins d'idées dans le cerveau ? Mais ceci est à tout le monde, monnaie courante qu'on acquiert, qu'on perd, qu'on peut rattraper. L'homme vrai (non le pantin logique de Cousin et consorts), c'est une volonté recouverte de muscles élastiques et durs. Il faut qu'il soit capable de se poser devant les autres, de leur résister ou d'agir sur eux. Et quel est le but de la vie ? Les Anglais pensent que c'est l'action. Savoir en vue de pouvoir : la devise est née en France, mais eux s'y conformaient avant qu'on la formulât chez nous.

Former des corps et des caractères avant d'y loger des esprits, et ces esprits les appliquer à un objet immédiat, voilà leur programme d'éducation. «  Jeunes gens, craignez Dieu et faites des marches forcées ! » Les sports peuplent les écoles publiques d'une jeunesse drue, sanguine et bien vivante. Elle croît en plein air et, sans l'intervention du maître, elle pourvoit à l'entretien et au fonctionnement de tous ses jeux : elle commence donc à acquérir par là un certain esprit d'initiative. Et la façon dont le travail fonctionne le développe encore : dans la plupart des écoles l'élève loge avec le maître (tutor), chez qui il a sa chambre qu'il meuble à son goût : c'est là qu'il travaille, s'il le veut bien ; mais il peut élire pour pupitre une branche d'arbre ou un lit de sable au bord de l'eau. Son temps lui appartient, il le distribue à sa guise : on lui demande peu entre seize et dix-huit ans.

Si son travail scolaire est petit, son activité générale est considérable. Elle se déploie surtout dans les sociétés de tout genre qui pullulent dans les écoles et dans les universités. Ces jeunes gens, singeant du reste leurs auteurs, forment des ligues à propos du moindre intérêt commun. Sans doute, on y bavarde beaucoup — M. de Coubertin ne le cache pas — mais on y fait un petit apprentissage de la vie, et ces Anglais ne cherchent, fieffés originaux, rien autre que cela dans les années d'études.

La vue du lycée Louis-le-Grand à moitié rebâti, avec ses hauts murs blancs, sous son casque d'ardoise neuve, debout comme un mangeur d'enfants, dans ce populeux quartier Saint-Jacques, m'a rendu tout à l'heure assez mélancolique au penser des générations qui vont encore ramper, maigrir et s'allonger là-dessous, cherchant un peu d'air pur, tandis que, sur les coteaux d'Harrow-on-hill ou sous le parc d'Eton, au bord de la Tamise, les futurs pionniers de l'Angleterre s'exerceront à la liberté dangereuse, à la lutte, à l'existence…

Je sais qu'avec de l'optimisme il serait possible de prétexter les « âmes des races » qui exigent des régimes de dressage parfois opposés. Mais si diverses que soient les races, leur premier soin doit être de subsister. Eh bien ! notre éducation mène droit à l'anémie nationale. Ce n'est point tant le surmenage (car ayant trop à faire, les potaches ne font plus rien) que ce manque d'air, cet absurde système de discipline, cette suppression de l'initiative chez l'enfant, cette rareté des jeux, qui ont transformé nos établissements en de véritables lieux d'infection ou de ramollissement moral. La répartition de la richesse en France ne permet pas d'imiter en tout point l'Angleterre et du reste, le pourrions-nous, il faudrait nous en garder : mais les réformes à exécuter doivent certainement être dirigées dans le sens que nous indique Coubertin, sage voyageur.

Charles Maurras

JesusFranco
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