
La Xe Flottiglia MAS ou DECIMA MAS est une unité de plongeurs militaires italiens qui opérait au cours de la deuxième guerre mondiale. Elle fut l'une des unités précurseurs en ce domaine au cours de l'ère moderne. Son nom signifie Dixième flottille MAS (MAS du latin Memento audere semper : souviens-toi d'oser toujours).
Les précurseurs
En octobre 1918, à la fin de la première Guerre mondiale, deux officiers italiens, le capitaine du génie maritime Raffaele Rossetti et le médecin de 2e classe Raffaele Paolucci décident de tenter une opération particulièrement audacieuse en vue de couler deux navires autrichiens, le Viribus Unitis et le Prinz Eugen, dans le port yougoslave de Pula. Dans la nuit du 31 octobre 1918, à califourchon sur une torpille de leur confection, il se font déposer au large du port par une vedette italienne. Navigant ensuite au ras des flots, il s'approchent du Viribus Unitis et y fixent deux charges de 180 kg d'explosif. Le navire amiral de la flotte autrichienne sera la première victime de ces nageurs de combat des temps modernes.
Les Maïale
En 1935, deux officiers italiens reprennent l'idée de la torpille de leurs anciens. C'est ainsi que l'ingénieur de 2e classe des constructions navales Teseo Tesei et le capitaine du génie maritime Elios Toschi vont créer les torpilles humaines qui seront utilisées au cours de la deuxième guerre mondiale, les siluro a lenta corsa (SLC ou silure à marche lente), appelées aussi maïale (cochon) en raison de leur fonctionnement capricieux.
La DECIMA MAS
En mai 1939, la marine italienne décide de créer une unité spéciale chargée de saboter les navires de la flotte britannique en Méditerranée. Cette unité prend le nom de « Xe Flottiglia MAS ». Le commandant du sous-marin Sciré, le prince Junio Valerio Borghese, chargé de transporter les hommes de cette unité en deviendra rapidement le chef. Son prestige est tel que son nom restera dans l'histoire des nageurs de combat italiens comme celui du chef des Maïale. De 1940 à 1943, l'unité agira dans toute la Méditerranée, de la Turquie à Gibraltar, en passant par Alexandrie et l'Afrique du nord, causant de lourdes pertes dans les rangs des marines alliées.
Fin de la guerre
Après la chute de Benito Mussolini et la vague d'épuration qui s'ensuivit, de nombreuses unités de l'armée italienne disparurent. Une partie des plongeurs de l'unité décida de suivre le prince Borghese dans la lutte nationaliste tandis que d'autres furent sauvés des persécutions et des exécutions par leurs anciens ennemis britanniques. Ils participèrent alors aux opérations de déminage sur les côtes italiennes jusqu'à la fin de la guerre.
Techniques:
les Barchini
Les barchini sont des petits canot légers et rapides. Ils emportent uniquement le carburant nécessaire pour la mission ainsi qu'une forte charge d'explosifs. Le pilote dirige alors l'embarcation vers le bateau cible avant de sauter à l'eau à quelques centaines de mètres de la cible.
les Maïale
Les maïale sont des « hommes-torpilles » qui dirigent des torpilles modifiées afin de s'approcher des bateaux pour y fixer des charges explosives.
les gamma
Les gamma sont des nageurs de combats équipés de chaussures lestées de scaphandriers pieds-lourds et/ou de palmes. Ils marchent sur le fond ou palment pour atteindre leurs objectifs.
Les maïale et les gamma utilisaient des appareils à circuit fermé de type Pirelli fonctionnant à l'oxygène pur ou au mélange suroxygéné. Ces nageurs pouvaient alors transporter deux types de charges :
la sangsue : charge de 3 kg d'explosifs dans une enveloppe métallique équipé d'une ventouse de fixation ; leur flottabilité nulle permettait aux nageurs d'en porter 3 ou 4 sur un baudrier dédié ;
la mallette : charge plus importante, elle était équipée d'un dispositif à hélice tournant lorsque la vitesse du bateau atteignait 5 nœuds. Après un certain nombre de tours d'hélice programmé par le plongeur, le système de déclenchement à horlogerie se mettait en marche. L'explosion se produisait donc en dehors du port, pouvant laisser croire à la rencontre avec une mine sous-marine.
En Italie ces quarante dernières années, le peuple a connu des moments difficiles au cours desquelles le pouvoir politique s’est nourri des rêves des jeunes générations.
Il les a manipulées, les jetant dans une absurde guerre de bandes opposées, de barricades fictives. Il a fomenté la haine. Il a créé un climat de tension latente et de violence diffuse qui a servi d’alibi à sa propre survie. Tandis que les alternatives les plus authentiquement révolutionnaires s’annulaient mutuellement, ce pouvoir politique s’est maintenu grâce à son rôle fictif de garant de l’ordre.
Ces années semblent loin : les vieux sigles n’existent plus, les gouvernants ont de nouvelles têtes, la politique a perdu sa position centrale. Mais ce qui n’a pas changé, ce sont les responsabilités de ce système politique et économique qui, pour survivre, a recherché la mort de garçons innocents et qui, aujourd’hui encore, pour continuer à régner, brise quotidiennement les instincts de liberté du peuple.
Mikis Mantakas est tombé sous les balles gauchistes le 28 février 1975, pour avoir rêvé à une autre Europe, pour avoir voulu forger un autre avenir. Comme d’autres avant lui, comme d’autres après lui, il a mis “sa peau au bout de ses idées”.
Nos camarades italiens n’oublient pas leurs morts. Ils ne manquent jamais une occasion de leur rendre hommage. Et chaque militant, aussi jeune soit-il, connaît le sacrifice de ses “anciens”. Aucun romantisme morbide là dedans : Pour les camerati, “Se souvenir n’est pas de la sensiblerie ou de la nostalgie. Se souvenir est un acte politique.”
Hier, aujourd’hui, demain en Wallonie, en France et au Québec, en Suisse et à Bruxelles, nous nous souvenons.

Le 28 février 1794, aux Lucs sur Boulogne, 110 enfants âgés de moins de 7 ans sont massacrés. (Extrait de l’ouvrage du Père Marie Auguste Huchet de 1983 intitulé : “Le massacre des Lucs-sur-Boulogne et le martyrologue du curé Barbedette”.)
Marie-Modeste AIRIAU, de la Ricoulière, 5 ans et 7mois,
Thomas AIRIAU, de Villeneuve, 10 mois,
Joseph ARCHAMBAUD, de Puyberne, 20 mois,
Agathe ARNAUD de Belleville (tuée au Lucs ) 4 ans et demi,
Etienne BERIAU, de l’Erzandière.15 jours,
Marie-Madeleine BERIAU, de Roblin, 2 ans et 11 mois,
Jeanne BERIAU, du Petit-Luc, 4 ans,
Marie BERNARD, de la Jarrie, 3 ans,
Céleste BOISSELEAU, de la Grézaudière, 6 ans,
Pierre BOISSELEAU, de la Gaconnière, 6ans et demi,
François BOSSIS, du bourg du Grand-Luc, 7 mois,
Joseph BOSSIS, son frère, 23 mois,
Louis BOSSIS, autre frère, 5 ans,
Pierre BOUET, de la Surie, 27 mois,
Louis BOURON, de Bourgneuf, 3 mois,
Madeleine BOURON, sa cousine, de Bourgneuf, 3 ans,
Marie CHARUAU, de la Guyonnière, 2 ans,
Marie-Madeleine CHARUAU, sa sœur, 4ans et 3 mois,
Jean CHARRIER, de la Devinière, 3 ans,
Marie DAVIAUD, de l’Erzandière, 1 mois,
Pierre DAVIAUD, son frère, 5 ans et 8 mois,
Jeanne DAVIAUD, au Petit-Luc, 2 ans et 11 mois,
Pierre DAVIAUD, son frère, 4 ans et 10 mois,
Louis EPIARD, du Chef-du-Pont, 5 ans et 10 mois,
Jean-François ERCEAU, de la Sorinière, 27 mois,
Pierre FETIVEAU, de la Gaconnière, 27 mois,
N…FETIVEAU, son frère, 3 mois,
Jeanne FEVRE, du Chef-du-Pont, 5 ans et demi,
Suzanne FORGEAU, de la Sorinière, 20 mois,
Rose-Aimée FORT, du Champ-Dolent, 31 mois,
Pierre-René FORT, son frère, 5 ans et 9 mois,
Marie-Anne FOURNIER, bourg du Grand-Luc, 30 mois,
Jacques FOURNIER, son frère, 5 ans et 5 mois,
Marie GARREAU, de la Cornetière, 7 ans,
Marie-Anne GAUTRET, de la Guénière,7 ans,
Pierre GEAI, des Temples ; 25 mois,
Jean GIRARD, du Chef-du-Pont, 1 an,
Marie-Jeanne GIRARD, sa sœur, 4 ans et 2 mois,
Pierre GIRARD, leur frère, 6 ans et 4 mois,
Pierre GOUIN, des Temples, 1 an,
Louis GRALEPOIS, de la Grézaudière, 13 mois,
Jeanne GRALEPOIS, de la Bretonnière, 5 ans,
Pierre GRATON, du Puy, 3 ans et 4 mois,
Jeanne GRIS, de la Cernetière, 5 mois,
Pierre GRIS, son frère, 5 ans,
Lubin GUILLET, du Bourg du Grand-Luc, 6 ans,
Marie GUITET, de l’Erzandière, 4 ans et demi,
Marie HERMOUET, du bourg du Grand-Luc, 5 mois,
Louis HIOU, de Bourgneuf, 2 ans et 11 mois,
Marie-Anne JOLI, de la Bromière, 27 mois,
Marie MALARD, du Marchais, 4 ans,
Jean MALIDIN, de la Primaudière, 18 mois,
Marie MALIDIN, sa sœur, 3 ans et 11 mois,
Jeanne MALIDIN, de la Bruère, 3 ans,
Rose MALIDIN, sa sœur, 6 ans et 2 mois,
Joseph MANDIN, du bourg du Grand-Luc, 23 mois,
Louis MANDIN, son frère, 5 ans et 9 mois,
Véronique MARTIN, de la Moricière, 1 an,
Marie-Françoise MARTIN, du Petit-Luc, 2 ans,
Louise MARTIN, sa sœur, 5 ans et 4 mois,
Rosalie MARTIN, de la Guénière, 2 ans et 10 mois,
Louise MARTIN, sa sœur, 5 ans et 3 mois,
Rosalie MARTINEAU, de Bourgneuf, 2 ans et 11 mois,
Jean MIGNEN, de la Sorinière, 1 an,
Louise MINAUD, du Brégeon, 15 jours,
Louise-Marie MINAUD, sa sœur, 15 mois,
Jean MINAUD, leur frère, 5 ans et 3 mois,
Pierre MINAUD, autre frère, 6 ans et 11 mois,
Jeanne MINAUD, de la Davière, 15 mois,
André MINAUD, son frère, 4 ans et 2 mois,
Véronique MINAUD, leur sœur, 6 ans et 8 mois,
Pierre MINAUD, leur cousin de la Davière, 4 ans,
Louise MINAUD, de l’Ethelière, 33 mois,
Marie-Anne MINAUD, sa sœur, 6 ans et 11 mois,
Anne MORILLEAU, de la Primaudière, 2 ans
Céleste MORILLEAU, sa sœur, 6 ans et 5 mois,
Jean PERROCHEAU, du Retail, 5 ans et 3 mois,
Pierre POGU, de la Pellerinière, 22 mois,
Jean POGU, son frère, 5 ans,
Rose PREVIT, de Villeneuve, 10 mois,
Marie PREVIT, sa sœur, 6 ans,
Rose REMAUD, de Bourgneuf, 4 ans et 11 mois,
Marie REMAUD, de la Grande-Métairie, 4 ans et demi,
Pierre RENAUD, de la Nouette, 18 mois,
Catherine RENAUD, sa sœur, 3 ans et demi,
Jeanne RENAUD, leur cousine, de la Nouette, 4 ans,
Marie-Anne RENAUD, de la Petite-Brosse, 4 ans,
Pierre RENAUD, son frère, 6 ans et demi,
Marie RICOULEAU, de la Bromière, 22 mois,
Jeanne ROBIN, de la Retardière, 5 ans,
Marie-Anne RORTAIS, de la Guyonnière, 4 ans,
Jeanne ROUSSEAU, de la Gaconnière, 23 mois,
Jean ROUSSEAU, son frère, 3 ans et 11 mois,
Louis ROUSSEAU, autre frère, 7 ans,
Victoire ROUSSEAU, cousine, de la Gaconnière, 11 mois,
Jeanne ROUSSEAU, sœur de Victoire, 4 ans,
Jeanne SAVARIAU, de la Sorinière, 5 ans et 10 mois,
Pierre SIMONEAU, de la Moricière, 6 mois,
Jean SIMONEAU, son frère, 4 ans et 10 mois,
Jacques SIMONEAU, de la Bugelière, 18 mois,
Joseph, SIMONEAU, cousine, de la Bugelière, 8 mois,
Henri SORET, du Petit-Luc, 2 ans,
Jacques SORIN, de la Bromière, 5 mois,
Jean SORIN, son frère, 3 ans et 3 mois,
Madeleine TENET, du Chef-du-Pont, 7 ans,
Louis VRIGNAUD, de la Ricoulière, 23 mois,
Marie-Jeanne VRIGNAUD, de la Cornetière, 3 ans,
Jean-Baptiste VRIGNAUD, son frère, 4 ans et 5 mois.
Cette longue litanie est suffisamment émouvante pour se passer de commentaires. Nous invitons tous ceux qui ne l’ont pas encore fait d’aller en Pèlerinage du Souvenir à la Chapelle du Petit-Luc dans laquelle sont inscrits tous les noms de ces jeunes martyrs.

Andreas Hofer était un patriote Tyrolien. Aubergiste de profession, il fut l'instigateur de la rébellion des montagnards tyroliens contre l'impérialisme bonapartiste et marqua le nationalisme pantyrolien.
Andreas Hofer naquit en 1767 à St. Leonhard in Passeiertal (en italien : San Leonardo in Passiria), dans le Tyrol du Sud. Son père était un aubergiste au Sandwirt et le jeune Andreas y apprit son métier. En négociant le vin en Italie du nord, il apprit l'italien. Plus tard, il épousa Anna Ladurner et, en 1791, il fut élu au Landtag tyrolien.
La guérilla tyrolienne
Lors la guerre de la troisième coalition contre les forces napoléoniennes, il devint capitaine d'une milice. Lors de l'annexion du Tyrol par la Bavière, au Traité de Presbourg en 1805, Hofer prit la tête du mouvement de résistance anti-bavaroise. En janvier 1809, il était à Vienne, lorsque l'empereur François II d'Autriche, offrit son support moral à une possible insurrection. Dès le 9 avril 1809 la rébellion tyrolienne débuta. Le 11, ses troupes défirent les Bavarois à Sterzing. Cette victoire mena à l'occupation d'Innsbruck. Hofer devint un chef de milice et surtout acquit une notoriété lui conférant le rôle de chef charismatique du patriotisme tyrolien.
La victoire de Napoléon contre les Autrichiens de l'Archiduc Charles dissipèrent les espoirs de succès des Tyroliens. Les Bavarois reprirent Innsbruck, mais dès le départ des troupes napoléoniennes, la rébellion reprit de plus belle. Les 25 et 29 mai, les troupes d'Hofer vaincquirent les Bavarois à l'Iselberg. Hofer prit Innsbruck le 30. Le 29 mai, Hofer reçut une lettre de l'empereur d'Autriche lui assurant qu'il ne signerait jamais de traité exigeant la cession du Tyrol. Et un intendant autrichien fut dépêché pour administrer le pays. Dès lors, Hofer retourna chez lui.
La victoire de Wagram, le 6 juillet, vint annuler les succès précédents. L'armistice de Znaim, le 12, cédait le Tyrol et la Bavière. Napoléon envoya 40 000 hommes pour reprendre Innsbruck. La guérilla d'Hofer recommença. Sa tête fut mise à prix. Les 13 et 14 août, il défit le maréchal Lefebvre au Bergisel après 12 heures de bataille. Une fois encore il prit Innsbruck.
Hofer devint commandant en chef et dirigea ses troupes depuis Hofburg au nom de l'empereur d'Autriche. Le 29 septembre il reçut une médaille impériale et une nouvelle assurance du soutien de l'Autriche au Tyrol. Le Traité de Schönbrunn reconduisit le scénario de l'armistice de Znaim et céda encore le Tyrol à la Bavière. Hofer et ses compagnons déposèrent les armes contre la promesse d'une amnistie.
Le 12 novembre, Hofer reçut de fausses informations de pseudo-victoires autrichiennes. Ce qui l'incita à reprendre les armes. Cette fois, la mobilisation fut faible et rapidement les troupes franco-bavaroises réduisirent la guérilla. Hofer alla se cacher dans les montagnes de son Passeiertal natal. Sa tête fut mise à prix 1500 florins. Josef Raffl, son voisin, le trahit et il fut capturé par les troupes italiennes le 2 janvier 1810 et envoyé à la cour martiale de Mantoue. Raffl fut retrouvé lynché.
La légende prétend que Napoléon donna l'ordre d'un « juste procès avant de le descendre » (plus tard il confia à Metternich qu'Hofer avait été exécuté, contre sa décision). Andreas Hofer fut fusillé le 20 février 1810. Hofer devint un martyre en Allemagne et Autriche. Son nom servit de point de ralliement contre le pouvoir de Napoléon.
Un symbole d'indépendance
En 1823, les restes d'Hofer furent rapatriés de Mantoue à Innsbruck. En 1834, sa tombe fut ornée d'un mausolée de marbre. En 1818, sa famille reçut une lettre de noblesse de l'empereur d'Autriche. En 1893, sa statue en bronze fut érigée au Bergisel (Innsbruck). Chaque année, à Meran, son épopée est rejouée en plein air. L'hymne d'Andreas Hofer, est devenu l'hymne officiel du Tyrol.


Par P.Chatov (http://les-identitaires.com)

Etre militant identitaire, ce n’est pas une posture. Ce n’est pas une simple affirmation sans preuve qui permet de se sentir « différent » tout en vivant et en agissant exactement comme tous les autres. Ce n’est donc pas l’une de ses innombrables expressions néo-tribales – faites de panoplies, de mots de passe et de clins d’œil – qui ne sont au fond que des micro-appartenances factices permettant à bon compte de se distinguer de la masse et d’accéder à une « originalité » (positive ou négative) qui est le fantasme absolu de la modernité.
Etre militant identitaire, c’est – ou plutôt ce devrait être – avant tout une exigence. Une exigence en premier lieu vis-à-vis de soi-même. Oh, rien de gigantesque, rien de furieusement clinquant ni d’outrageusement bruyant… pas de grandes gestes pompeusement héroïques ni de coruscantes mises en scène alambiquées… juste une exigence d’amour, de volonté, de travail, de rigueur, d’enthousiasme et d’énergie. En un mot : de sérieux. Bien sûr tout cela dans la mesure de ses « forces », de ses « aptitudes » et de ses « possibilités » mais au maximum de celles-ci et non en se prévalant sans cesse de difficultés pratiques et d’incapacités matérielles qui justifient l’inaction mais ne tarissent curieusement pas pour autant les discours et les prétentions.
Lorsque l’on veut vraiment et que l’on croit profondément, on trouve toujours le temps –surtout à l’ère des 35 heures et de la civilisation des loisirs - de faire les choses, petites ou grandes, qui nourrissent et promeuvent la cause. Rappeler un tel truisme peut paraître enfantin et un peu ridicule mais c’est pourtant fondamental en ces temps de dilettantisme et d’auto-justification permanente.
Du collage de timbres à la vente à la criée en passant par la gestion de fichiers d’adhérents, la réalisation d’images de propagande, la rédaction de brèves d’informations ou le démarchage de kiosquiers pour diffuser notre presse, rien n’est dérisoire, rien n’est inutile si ces actions sont réalisées consciencieusement, avec continuité, régularité et sérieux.
Car être militant identitaire ce n’est pas non plus adopter une position d’attentisme apocalyptique ou de prédication grandiloquente mais adhérer à une vision globale, à un projet cohérent, radical et raisonnable (raisonnable parce que radical, car à l’heure des grands dangers et des grands défis il n’est de réalisme que révolutionnaire…) et s’atteler quotidiennement (tâche à la fois humble et immense, ingrate et valorisante…) à la construction d’une vie cohérente avec ses aspirations proclamées.
Etre militant identitaire ce n’est dons pas dire « oui » quand on pense « peut-être », ce n’est pas prétendre mais prouver, ce n’est pas espérer mais agir pour l’espérance.
Dis-moi ce que tu donnes, je te dirais ce que tu es. Travailler, même modestement, même discrètement, mais avec sérieux. Ou se taire.


L'expression "musique alternative" naît au milieu des années soixante-dix pour désigner la production musicale des groupes ou des chanteurs appartenant au milieu de la droite politique italienne. Le choix de cette expression était motivé par le fait qu'il s'agissait d'un mouvement musical "alternatif", dans le contenu des chansons et dans le mode de diffusion - même s'il ne l'était pas dans les langages musicaux employés -, aussi bien vis-à-vis de la "musique légère" que des chanteurs "engagés" et milliardaires de gauche.
Toutefois, des chansons "de droite", avaient déjà été écrites avant même les années soixante-dix, si bien que l'on peut affirmer que la "musique alternative" voit le jour en ayant derrière elle près d'une décennie de background culturel, allant de la tradition de cabaret du "Bagaglino" et du "Jardin des supplices" - dont s'inspire en grande partie la riche production de Leo Valeriano - aux chants de protestation anticommunistes du groupe "Europa e Civiltà", et aux ballades militaristes ou anticonformistes de différents chanteurs italiens et français.
La "musique alternative" naît dans une période de grand bouillonnement culturel pour la droite, contrebalancé cependant par une phase de répression physique gravissime et par une forte réduction de l'espace politique. Une période dramatique, marquée aussi par la mort de nombreux jeunes militants. C'est dans ce contexte, en 1977, que se déroule à Benevento "Campo Hobbit 1", premier rassemblement de la jeunesse de droite qui offre pour la première fois une scène commune à des dizaines de groupes qui avaient commencé à mettre en musique leur militantisme, souvent sans même se connaître. Durant ces années naissent également les radios libres, dont de nombreuses de droite, qui contribuent à diffuser ces chansons et vont même, parfois, jusqu'à les rendre populaires. C'est le cas de Trama nera [Piste noire NdT] des Amici del Vento, qui devient une chansonnette "à la mode" chantonnée dans les cours de récréation même par qui n'était sûrement pas de droite, au point de remporter le prix du "morceau le plus écouté" décerné par une radio sicilienne proche du Parti socialiste...
Au cours des années soixante-dix, avec la multiplication des groupes et des chanteurs, démarre également la production officielle de musicassettes, 45 tours et LP, pourtant toujours diffusés de façon informelle au cours des concerts ou des camps musicaux et ensuite presque toujours "dupliqués" et échangés de mains en mains en milliers d'exemplaires. Les "Camps Hobbit" (1977, 1978, 1979) représentent autant d'étapes de croissance pour le mouvement musical "alternatif" sans cesse à la recherche d'une meilleure qualité sonore pour soutenir des textes fortement politisés, mais souvent aussi hautement poétiques. Quant aux styles musicaux utilisés, ce qui prédomine de façon absolue, c'est le genre "auteur-compositeur-interprète italien" (avec accompagnement à la guitare sèche et/ou à l'harmonica) mais il ne manque pas non plus d'excellents exemples de rock comme c'est le cas du groupe romain Janus.
Même hors d'Italie - en particulier en France - on trouve au cours de ces années les premiers exemples de chanteurs "de droite", dont certains, dans leur pays, parviennent même à remporter un succès commercial tel Michel Sardou - le "Battisti français" - qui à la différence de son confrère italien ne cachait pas ses sympathies politiques et les exprimait ouvertement y compris en musique.
Avec les années quatre-vingt la recherche musicale atteinte, pour certains groupes, un bon niveau qualitatif, mais les canaux de distribution et de diffusion diminuent de façon drastique alors que s'arrêtent la quasi-totalité des radios libres et même les principaux hebdomadaires nationaux de droite comme "Candide", qui avait toujours accordé une place importante à la musique alternative. C'est la période de ce que l'on a appelé "le reflux" qui, comme n'importe quelle autre mutation du cadre historique social ou politique italien est également ressentie par des chanteurs alternatifs lesquels se retrouvent, d'un côté à faire le bilan de la fin d'une période sombre et extrêmement dure et, de l'autre, à affronter une nouvelle façon de faire de la politique. Aux premiers groupes encore en activité (même avec des équipes fortement renouvelées) viennent s'ajouter de nouvelles formations et de nouveaux chanteurs avec une nette prédominance - parmi les plus jeunes - du rock comme genre musical.
Durant les années quatre-vingt dix, de nouveaux groupes et de nouvelles tendances musicales enrichissent le panorama de la "musique alternative". il y a même certains groupes "historiques" qui ne dédaignent pas l'usage du rock ou même du rap, alors que des groupes plus jeunes expriment de nouvelles expériences d'avant-garde. De là l'utilisation, par plusieurs groupes du milieu (pas uniquement italiens) de la nouvelle définition de "rock identitaire" en lieu et place de la désormais vieille "musique alternative". Mais au-delà des styles de musiques utilisés, ce qui distingue la Musique Alternative (en tant que définition générale) ce sont les contenus exprimés et l'identification des artistes aux critères que nous avons déterminés dans la définition générale.
Parmi les nouveaux espaces musicaux qui ont émergés ces dernières années, une place à part revient à ce que l'on a appelé la "musique Oï", expression de groupes qui se réfèrent au mouvement Skinhead. Il s'agit évidemment, là encore, de productions interprétées et diffusées hors des canaux commerciaux habituels, mais le circuit "skin", dans chacun de ses aspects : production, distribution, concerts et public, est complètement différent de celui "alternatif". Cependant, en particulier au début, les points de contact n'ont pas manqué entre les deux mouvements musicaux : beaucoup de groupes skins chantaient des chansons alternatives et certains groupes alternatifs ne dédaignaient pas les "chevaux de bataille" du genre Oï; et puis il y a eu des groupes alternatifs qui sont entrés dans le circuit skin et vice versa. A l'étranger, en revanche, où n'existe pas une forte tradition de musique politique de droite, les frontières entre "rock identitaire" et musique Oï sont plus fragiles. L'ensemble de ces problématiques a conduit notre fonds d'archives historiques à étendre son domaine d'analyse, de recherche et de classement à ce filon musical.
Toujours attentifs à l'évolution technologique, les groupes de droite ont, au cours de ces dernières décennies, fortement amélioré la qualité technique et l'image des productions réalisées, tant pour ce qui touche aux arrangements et à l'ensemble des phases de production musicale que pour ce qui concerne l'utilisation des nouvelles technologies : digitales, vidéos ou informatiques. De nombreux groupes et maisons de production ont désormais leur site Internet et les productions peuvent aujourd'hui s'acquérir "on line" ; néanmoins, ce qui continue à faire défaut, soit en raison de la suprématie du lobby communiste dans le monde musical, soit - parfois - en raison d'un choix délibéré des groupes militants eux-mêmes, c'est la possibilité de faire accéder la "musique alternative" aux les grands circuits nationaux de publication, de diffusion et de distribution.
Nous sommes ainsi parvenus au début du troisième millénaire et la "musique alternative" est toujours florissante. De nouveaux groupes sont nés, y compris durant ces derniers mois, au sein des mouvements de jeunesse de droite. Chaque année il y a au moins une douzaine de nouvelles productions et une centaine de concerts organisés. De plus, l'évolution politique nationale conduit même, lentement, à une certaine forme de reconnaissance officielle. En ce sens, le tournant a été indubitablement le "Concert du vingtième anniversaire", justement organisé par l'association Lorien à Monza en décembre 1997, pour célébrer les vingt ans de carrière de deux groupes historiques : la Compagnia dell'Anello et les Amici del Vento. Cet important concert (cinq heures de musique, plus de mille entrées payantes) reçut en fait, pour la première fois, le parrainage de deux adjoints à la culture, celui de la Région Lombardie et celui de la Commune de Monza.
L'espoir est qu'aujourd'hui, grâce au travail de recueil, de classement historique et de vulgarisation entrepris par cette association ainsi que, évidemment, grâce au climat politique national renouvelé, non seulement les administrations publiques prennent conscience de ce vaste phénomène culturel "souterrain" qui a marqué l'histoire de notre pays, mais également que les médias nationaux, les organisateurs de spectacle, de festivals ou d'évènements musicaux et - même - les Universités prennent acte le plus rapidement possible de l'existence et du potentiel d'un mouvement socioculturel doté d'une existence aussi longue et d'une force créatrice aussi grande.
Source: http://www.lorien.it/


«Nous construirons un homme nouveau issu de l'école légionnaire. De hauts remparts de vertu le sépareront du reste du monde. Il restera à l'abri des souffles pernicieux de la lâcheté, de la corruption et des basses passions, qui tuent tant les individus et étouffent les nations.»
Corneliu Zelea Codreanu



Paris, ça n’est pas seulement une capitale de rang mondial. Ca n’est pas seulement ce centre du pouvoir administratif et jacobin français. Ca n’est pas seulement la première ville touristique du monde.
Paris, c’est un peuple. Un peuple enraciné dans une histoire comme tant d’autres peuples de France et d’Europe. Des gens naissent à Paris ; y vivent ; parfois toute leur vie. Pour eux, Paris c’est le lieu de leur histoire personnelle reliée à celle d’un destin collectif. A chaque coin de rue, chaque place, chaque fontaine, chaque pont, ils ont un souvenir. Leur histoire, ils la vivent. Ils ne veulent pas la reléguer aux musées et aux fresques des salles municipales. Entre ceux d’aujourd’hui et ceux d’hier, le lien de la mémoire demeure vivace. Autant que les enfants de Bretagne, de Savoie, d’Alsace, de Castille, du Piémont, de Bavière, du Comté de Nice, ils se souviennent.
Chaque jour, des grandes avenues aux rues étroites, ils sillonnent la ville. Leur ville. Celle où ils travaillent et habitent ; celle où ils pleurent et rient ; celles où ils aiment et se battent. Paris, pour eux, ne sera jamais une préfecture et une administration. Paris sera toujours leur pays.
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