



1. ESPÍRITU INMORTAL
2. LAS ÁGUILAS VOLVERÁN
3. UNA VOZ CONTRA EL VIENTO
4. HIJA DE EUROPA
5. DE PATRIA Y DE GLORIA
6. BOBBY SANDS
7. HERENCIA
8. EL LEGADO DE LOS U.S.A
9. AUNQUE SEAN TODOS... YO NO
10. EUROPA ZAHAR "VIEJA EUROPA"



Zentropa
Assis au fond d'un bistrot, solidement adossé au grand miroir piqué où se sont reflétés les visages rigolards ou douloureux de tant de générations de titis, de garçons de courses et d'apprentis gavroches, le corps prolongé d'une fourchette gaillardement plongée dans la chair tendre d'une bavette à l'échalote, le cœur noyé d'un flot de Bourgueil et le regard négligemment posé sur le quatuor de peintres en bâtiment tapant bruyamment le carton au coin du zinc, on pourrait presque y croire.
Croire encore un instant que le Paris qu'on a aimé existe toujours. Qu'il vit toujours ce Paris populaire et gouailleur, artiste et révolté… ce Paris de l'alcool sublimé par les rêveries tumultueuses d'un Blondin, ce Paris rouge et sombre de Malet, ce Paris du village montmartrois d'un Marcel Aymé pas encore détrôné par les japoniaiseries blafardes d'une gourde frigide Poulainisée… Paris des barricades, du sang généreux, de la culture ruisselant des musées glorieux comme des estaminets interlopes... Paris des meetings et des bagarres homériques…
Encore quelques secondes d'espoir, quelques soupirs de résistance…
Mais il va falloir ressortir… Se replonger dans l'infamie poisseuse d'une ville trahie et vidée de son peuple. Une cité invivable écartelée entre pouillerie et clinquant, entre fric arrogant et néo-tribalisme crasseux.
Paname n'est plus qu'une vieille gagneuse épuisée, bordée chaque soir dans son lit de syphilitique subclaquante par les souteneurs adipeux et ventripotents de la spéculation immobilière. En quelques stations de métro, le promeneur horrifié passe d'un enfer à l'autre. D'un côté les hordes de pimbêches en tailleurs Sonia Rykiel jaillissant de leurs Austin minis le cellulaire collé à l'oreille et le clitoris rémunérateur en bandoulière, prêtes à piétiner rageusement la grand-mère égarée pour ne pas risque d'être en retard chez leur esthéticienne.
De l'autre la racaille bruyante et agressive, confite de saleté orientale, transformant les avenues haussmanniennes en souks et les ruelles en coupe-gorges.
Partout la vulgarité, l'égoïsme de classe, la lutte barbare et folle de tous contre tous, le vide culturel, le bougisme névrosé et la déréliction toxicomaniaque… Alors le rêve de partir… l'espoir d'une fuite, mais d'une fuite assumée et fertile… L'image d'une lourde maison de pierres farouchement accrochée à la naissance d'une montagne… L'odeur âcre et suave de la terre… Un petit morceau de calme et d'isolement propice à la naissance et à la construction…
Et puis revenir parfois bien sûr… retrouver les lumières tourmentées et l'agitation frénétique... Mais comme un visiteur. Presque un étranger.



A Wounded Knee, dans le Dakota méridional, la tribu des Sioux Minniconjous est décimée par l'armée américaine. Animés d'intentions pacifiques, les 350 indiens Minniconjous viennent, sous la conduite de leur chef Big Foot, faire leur soumission au général Forsyth. Lors du désarmement des guerriers, un incident survient avec Coyotte-Noir, un jeune indien sourd. Les militaires déclenchent une tuerie générale. Hommes, femmes et enfants s'enfuient en courant. Les soldats, ivres pour la plupart, tirent avec leurs mitrailleuses Hotchkiss sur les indiens désarmés. Ce carnage fait près de 300 morts selon l'estimation de l'époque. Les victimes sont laissées sur place puis enterrées dans une énorme fosse commune. Les sioux blessés, 4 hommes et 47 femmes et enfants sont emmenés à Pine Ridge. Cet acte, parmi les plus odieux de l'armée américaine, marque la fin des guerres indiennes. Trompés, décimés, épuisés, les indiens se soumettent et sont parqués comme des animaux dans des réserves où beaucoup y trouvent la mort. Les autres sont condamnés à la faim et à l'indifférence.


La belle qui couchait avec le roi de Prusse
Avec le roi de Prusse
A qui l'on a tondu le crâne rasibus
Le crâne rasibus
Son penchant prononcé pour les " ich liebe dich ",
Pour les " ich liebe dich "
Lui valut de porter quelques cheveux postich's
Quelques cheveux postich's
Les braves sans-culott's et les bonnets phrygiens
Et les bonnets phrygiens
Ont livre sa crinière à un tondeur de chiens
A un tondeur de chiens
J'aurais dû prendre un peu parti pour sa toison
Parti pour sa toison
J'aurais dû dire un mot pour sauver son chignon
Pour sauver son chignon
Mais je n'ai pas bougé du fond de ma torpeur
Du fond de ma torpeur
Les coupeurs de cheveux en quatre m'ont fait peur
En quatre m'ont fait peur
Quand, pire qu'une brosse, elle eut été tondue
Elle eut été tondue
J'ai dit : " C'est malheureux, ces accroch'-cœur perdus
Ces accroch'-cœur perdus "
Et, ramassant l'un d'eux qui traînait dans l'ornière
Qui traînait dans l'ornière
Je l'ai, comme une fleur, mis à ma boutonnière
Mis à ma boutonnière
En me voyant partir arborant mon toupet
Arborant mon toupet
Tous ces coupeurs de natt's m'ont pris pour un suspect
M'ont pris pour un suspect
Comme de la patrie je ne mérite guère
Je ne mérite guère
J'ai pas la Croix d'honneur, j'ai pas la croix de guerre
J'ai pas la croix de guerre
Et je n'en souffre pas avec trop de rigueur
Avec trop de rigueur
J'ai ma rosette à moi: c'est un accroche-cœur
C'est un accroche-cœur
George Brassens

Quasta mattina all’alba, è stato occupato uno stabile pubblico a Latina. Il palazzo, abbandonato da anni, ospita ora alcune famiglie italiane in emergenza abitativa e una associazione di promozione sociale.
E’ nata CASAPOUND – LATINA.



Le mercenaire Rolf Steiner, un ancien d'Indochine et du Congo, débarque à Port-Harcourt, via la Guinée-Bissau. Il est, à lui seul, l'avant-garde d'une petite troupe de cinquante mercenaires qui vont soutenir et former les troupes de la République du Biafra.
Rolf Steiner
Rolf Steiner était un mercenaire d'origine allemande, né à Munich le 3 janvier 1933 et décédé à la fin des années 1970 en Afrique du Sud.
Engagé dans la légion étrangère française il est envoyé en Indochine dans une unité de parachutistes. Il participe à l'opération Mandarin en 1951. En 1955 son unité parachutiste est envoyé en Algérie. En 1961, il rejoint les rangs de l'OAS et est responsable du secteur Hussein-Dey Hydra. Arrêté en 1962, il est incarcéré à la prison de la Santé et libéré faute de preuves.
En 1967 il se rend au Biafra pour commander le 4e brigade commando dite « légion noire ». Expulsé de la province sécessionniste, il est approché par des soudanais pour entraîner les rebelles du sud Soudan. Emprisonné et torturé par les Soudanais, il passera plusieurs années d'incarcération dans la terrible prison de Kober avant d'être expulsé en 1974.Il publie sa biographie, the last adventurer en 1976. Il meurt d'une insuffisance rénale (effet des tortures) à la fin des années 1970 .